Non, ce n’est pas une guerre !

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

La montée en puissance de la lutte contre le Coronavirus ne s’est pas faite sans peine. Elle a été vécue avec un sentiment mêlé d’étonnement, d’ironie et de crainte. La peur était, il est vrai, loin d’être prédominante dans les premiers temps. La situation était pourtant préoccupante et le président Macron savait qu’il faudrait, pour la France, en passer par des mesures difficiles, inédites pour cette génération. Pour les annoncer, il lui fallait donc instaurer une crédibilité. Il fit alors le choix d’une ficelle politique usée mais souvent efficace : revêtir le costume de chef de guerre.

Communiqué suite au premier tour des municipales

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Alors que la France se protège pour faire face à la pandémie, nous adressons nos sincères félicitations à l’ensemble des élus du premier tour des élections municipales, et saluons tout particulièrement les nombreux élus Sens Commun qui exerceront leur mandat durant les 6 prochaines années.

Ce scrutin a pu se dérouler grâce à l’engagement civique et à la détermination de très nombreux bénévoles sur l’ensemble du territoire. Qu’ils en soient remerciés.

Le report du second tour était une décision nécessaire et attendue. 

Le temps est à la cohésion nationale pour affronter, ensemble, la crise sanitaire liée au Covid 19. Nous appelons chacun à la responsabilité et au respect le plus strict des consignes sanitaires. 

L’attention aux plus fragiles fait aussi appel à une générosité inventive, pour que le confinement ne signifie pas solitude.

La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent” disait Albart Camus.  Soyons au rendez-vous de l’Histoire de notre pays.

 

 

Demande de retrait du projet de loi bioéthique

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COMMUNIQUE 

Paris, le 4 février 2020

Le projet de loi relatif à la bioéthique vient d’être adopté au Sénat. 

Considéré dans son intégralité, ce projet de loi n’est ni bio, ni éthique, tant il bafoue les besoins les plus élémentaires de l’espèce humaine et le respect dû au traitement de l’embryon humain. C’est pourquoi nous demandons son retrait. 

Certaines modifications apportées par les Sénateurs vont certes dans le bon sens : non remboursement de la PMA sans motif médical, interdiction des chimères, suppression de la PMA post-mortem, de la filiation d’intention, de l’autoconservation des ovocytes et de la transcription automatique des GPA réalisées à l’étranger. 

Mais La PMA sans père a été votée, privant ainsi volontairement les enfants de père. D’autres modifications aggravent même le projet initial : accès aux origines soumises à la volonté du donneur de gamète ou encore réintroduction du DPI-HLA (bébé médicament) pourtant supprimé par les députés. 

Ce projet mêle volontairement une révolution de la société en brisant la filiation et la transformation du rôle de la médecine désormais sommée de répondre aux désirs des individus. Il acte la volonté des progressistes de transgresser les limites de la condition humaine, signant ainsi le premier pas vers le transhumanisme qui nous mènerait vers un monde inhumain.  

Nous croyons à l’impératif de protection de notre espèce et à la dignité intrinsèque de tout Homme. C’est aussi dans l’accueil de nos fragilités que peut se révéler le meilleur de notre humanité.

La fraternité ne peut être le parent pauvre de notre devise républicaine.

 

Loi de bioéthique, l’impossible compromis

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

Actuellement discutée au Sénat avant son vote solennel le 4 février, puis une deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, la loi de bioéthique a été modifiée mais, entre tentatives d’améliorations, réels progrès et terribles aggravations, l’esprit du texte ne change pas fondamentalement. Les Sages sont à la recherche d’une via media et de conciliations entre des propositions à caractère divergent, voire contradictoire. Sur des sujets aussi graves qui touchent à la conception même de l’homme, une philosophie du milieu, chère à Paul Ricoeur, le philosophe dont Emmanuel Macron se réclame, est-elle possible ?

 

Dans un compromis, il s’agit de se mettre d’accord pour « faire avec » nos différends. Rude défi en bioéthique puisque le compromis pointe l’absence d’un ordre et de normes reconnus par tous. Les législateurs se lancent donc à la recherche d’un point d’équilibre et le compromis se révèle comme l’autre nom du « en même temps ».

Baisse de la natalité : une responsabilité politique !

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La natalité française a connu une embellie entre 2006 et 2014 mais il est né 70 000 enfants de moins en 2019 qu’en 2014.

Les coups de rabot successifs sur la politique familiale appliqués depuis 2014 ont-ils eu pour conséquence logique une fécondité atone ? Pour rappel: le plafond du quotient familial a été abaissé à 2 reprises en 2013 et 2014, puis les allocations familiales ont été mises sous conditions de ressources en 2015. Les familles ont aussi eu à subir l’imposition de la majoration de retraite pour les retraités ayant élevé des enfants et une réduction de la Prestation d’accueil jeune enfant (Paje) pour les ménages au-dessus d’un certain niveau de revenus. 

Les derniers chiffres du recensement de l’INSEE constatent néanmoins que la baisse de la natalité en 2019 est moins importante que les années précédentes, avec 1,87 enfant par femme. Si cet indice de fécondité se stabilise à ce taux après quatre années de baisse il n’y a pourtant pas vraiment de quoi pavoiser.

Loi bioéthique : Sens Commun manifestera le 19 janvier

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SENS COMMUN MANIFESTERA LE 19 JANVIER

 

Le 21 janvier prochain, le projet de loi de bioéthique arrivera en discussion publique au Sénat pour un vote le 4 février. 

Des amendements viennent d’être introduits en commission spéciale dans le texte déjà voté à l’Assemblée Nationale le 15 octobre dernier. Ils apportent des transgressions supplémentaires qui réjouissent Bernard Jomier, co rapporteur du texte au Sénat : « Le texte adopté en commission est plus ouvert, plus progressiste que celui adopté par l’Assemblée nationale ».

La filiation des enfants nées d’une PMA Sans Père n’étant pas modifiée, un enfant pourra toujours «naître de deux mères».

Le nouveau projet prévoit une réduction d’accès aux origines pour les enfants nés de PMA, des recherches sur l’embryon plus permissives, l’autorisation des embryons chimériques ou transgéniques, un DPI (Diagnostic préimplantatoire) étendu permettant de « traquer » les personnes porteuses d’anomalies génétiques. Ces nouvelles dérives viennent s’ajouter à celles que nous dénoncions déjà en septembre dans une tribune intitulée : Loi bioéthique: une dérive peut en cacher une autre

Sens Commun remercie les sénateurs qui s’engagent avec courage contre ce projet de loi et redit avec force qu’un être humain n’est ni un matériau, ni à vendre, ni à louer. C’est pour rappeler cette évidence et inviter les Sénateurs à faire preuve de prudence et de responsabilité que nous serons dans la rue le 19 janvier aux côtés du collectif Marchons Enfants.

 

GPA : la porte est ouverte en France

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La cour de cassation a reconnu le 18 décembre 2019 la filiation du père d’intention d’un enfant né par GPA à l’étranger par transcription de l’acte d’état civil établi à l’étranger. 
 
Jusqu’à présent, le “parent d’intention” devait adopter l’enfant de son conjoint pour que sa filiation soit établie. Désormais, le seul fait d’avoir été reconnu père à l’étranger suffit à le devenir en France, quand bien même cette gestation pour autrui s’est déroulée dans des conditions d’esclavage.
 
Cette jurisprudence est une reconnaissance de fait de la GPA dans notre pays par la voie judiciaire.
 
Dès lors, cet arrêt met désormais le législateur et le politique face à une contradiction dont ils vont devoir se saisir au plus vite. Il est impossible pour un pays d’interdire la GPA via la loi “et en même temps” de l’autoriser via la justice. Une porte est soit ouverte, soit fermée !
 
Refermons cette porte au plus vite. La France ne peut accepter que la marchandisation du corps humain devienne la norme. Il en va de la dignité de milliers de femmes exploitées. Un enfant ne s’achète pas, même par amour.