Editorial de Laurence Trochu

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés

 

Chers amis, 

« Si les hommes sont à la recherche d’une entente à n’importe quel prix, ils renoncent à se demander ce qui est juste ; et s’ils renoncent à une telle question, ils renoncent à être hommes », avertit la philosophe Myriam Revault d’Allonnes. 

C’est à la lumière de cette affirmation que nous pouvons examiner trois grands défis politiques qui ouvrent l’année 2020 comme autant de régressions à combattre. 

 

En premier lieu, comment ne pas penser aux actuelles discussions de la loi de bioéthique au Sénat avant le vote solennel mardi prochain ? Depuis plusieurs mois, notre travail est sans relâche auprès des parlementaires : les jeunes de Sens Commun et les responsables de fédérations leur ont adressé personnellement l’essai de Sylviane Agacinski L’homme désincarné : du corps charnel au corps fabriqué. Il vient nourrir la réflexion et fonder rationnellement notre refus de la marchandisation de l’humain. Un être humain n’est ni un matériau, ni à vendre, ni à louer ! 

Régression encore lorsqu’un projet de réforme des retraites fait des mères de famille les grandes perdantes en supprimant les trimestres dont bénéficient les femmes lorsqu’elles mettent au monde un enfant. Nous avons alerté à ce sujet et continuerons de nous mobiliser pour plus de justice sociale envers les familles. (Relire notre article)

La proposition de loi “visant à lutter contre la haine sur internet” (loi Avia) qui a été débattue à l’Assemblée nationale est un autre exemple de marche arrière. Si le but affiché est louable, cette loi provoquera censure, et même autocensure, sur tous les sujets polémiques dont le “politiquement correct” s’empare. Confier cette responsabilité à des opérateurs privés, c’est en outre aggraver le risque qu’ils préfèrent, dans le doute, censurer plutôt que prendre le risque de voir leur responsabilité engagée. Compter sur l’Etat pour restreindre l’usage d’une liberté dévoyée, c’est finalement renoncer à éduquer à la liberté alors même que ce devrait être le projet républicain par excellence. N’oublions pas l’avertissement prophétique de Tocqueville : 

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient faire jour pour dépasser la foule; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse; il ne détruit point, il empêche de naître; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. ” 

 

Vous le savez bien, nous autres conservateurs ne sommes pas opposés au progrès. Plutôt que de suivre un fataliste sens de l’histoire, nous voulons préserver ce qui est bon et transformer ce qui ne l’est pas, en nous appuyant sur ce que le réel a de meilleur et non sur des idéologies à la mode, devenues les dogmes des nouvelles religions d’aujourd’hui pour instaurer la dictature des minorités. Quelle conception de l’homme et de la société sous-tend notre engagement et inspire la ligne politique que nous défendons ? Cette question est le préalable nécessaire à l’établissement de tout projet politique ; elle a pour corollaire celle qui doit interroger les priorités pour la France de 2020. 

 

En 2020 encore, vous pouvez compter sur la détermination de Sens Commun pour porter nos idées en politique.

 

Se battre pour des idées, c’est continuer de travailler pour en avoir. Il ne s’agit pas de décliner un catalogue de mesures annoncées au fil de l’eau sur les ondes. Il ne s’agit pas non plus de rêver de reconstruction si c’est pour se limiter à une critique du pouvoir et à la préparation tactique des batailles électorales. Il est question d’investir les idées, car c’est le pouvoir des idées qu’il faut revêtir.

Se battre pour des idées, c’est aussi les porter, les valoriser et les défendre dans l’engagement politique concret. Chacun de nos élus porte nos convictions sur le terrain local ou législatif. Retrouvez dans cette lettre les actions menées par Caroline Carmantrand et Arnaud Le Clere, nos élus régionaux d’Ile de France, et les prises de position du Sénateur Meurant qui combat le projet de loi bioéthique dans l’hémicycle.

Les élections municipales approchent et réclament plus que jamais une grande cohérence. Acter des alliances avec En marche, c’est partager cette vision soi-disant progressiste dont les déclinaisons concrètes sont pourtant de véritables régressions. Nous n’avons rien en commun avec ce qui fonde la politique d’Emmanuel Macron. Osons réaffirmer les fondements sur lesquels la droite doit construire une société durable attachée à ce qui demeure, ce que Houellebecq appelle « l’enlacement de douces dépendances » et que nous expérimentons dans l’attachement à notre famille, notre Nation et la conservation de notre civilisation, sans crainte d’avancer vers l’avenir.

 

Fidèlement

 

Laurence Trochu

Café débat à Villemomble

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés

 

 

Julien Aubert et Laurence Trochu ont animé un café-débat à Villemomble en Seine-Saint-Denis le 27 janvier 2020 autour des militants d’Oser la France et de Sens Commun.

Cette initiative partagée a suscité beaucoup d’enthousiasme sur le terrain et la soirée a été l’occasion de décrypter la vie politique française en général, et celle de la droite en particulier.

Le progressisme prétend que ce à quoi nous sommes attachés n’a pas de valeur. Or il a été aisément convenu que la meilleure projection dans l’avenir passe par l’enracinement dans le passé.

De nombreux thèmes ont été abordés : retraites, bioéthique ou encore engagement des jeunes.

Merci à Thanarith Mey, responsable Sens Commun 93 et à Jean-François Cuignet, responsable des Fédérations Sens Commun pour leur investissement dans l’organisation de cette soirée.

Merci aussi à tous ceux qui ont participé à cette rencontre studieuse et conviviale !

 

 

 

Loi bioéthique : Sébastien Meurant au Sénat

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés

Sébastien Meurant, Sénateur LR du Val d’Oise, met en garde contre les dérives du désir érigé comme principe à l’occasion du vote de l’amendement sur la PMA post-mortem le 22 janvier 2020.

“C’est bien une rupture anthropologique que nous avons votée hier et qui se poursuit (…) La question qui se pose pour le législateur, ce n’est pas la liberté de faire ce que la science permet de faire; c’est de dire jusqu’où on peut aller, de fixer des bornes, des repères. Demain, faire un enfant à 70 ans, pourquoi pas au nom de la liberté ? (…) On va vers cette dérive infinie : je peux, je veux, j’ai le droit. Or le droit, ce n’est pas cette extension infinie des désirs individuels”

Des élus Sens Commun sur le terrain

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés, NOS ELUS

Mais à quoi ça sert un élu Sens Commun ?…

Zoom sur Caroline Carmantrand Conseillère régionale Ile-de-France, Présidente de la commission famille, action sociale et handicap & adjointe au Maire à la famille et à la petite enfance (Asnières) et Arnaud Le Clere Conseiller régionale Ile-de-France & Conseiller municipal (Meudon) qui œuvrent au quotidien pour replacer l’humain au cœur de leur engagement.

C’est dans cet esprit qu’à la Région ils ont initié et porté les dossiers suivants :

  • 8167€ pour l’association Cap Mariage afin de sensibiliser les futurs mariés sur les droits et devoirs liés au mariage.

  • 150 000€ pour l’association Entourage qui favorise et crée du lien avec les personnes SDF.
  • Subvention pour la maison Marthe et Marie qui vient en aide aux femmes enceintes en difficulté grâce aux colocations solidaires

  • 15 000€ pour l’association “Laissez-les Servir” qui invite les jeunes des cités à des séjours leur permettant de découvrir la beauté et la force de l’histoire et de la culture françaises.

  • 150 000€ pour Tom et Josette : création au sein d’une maison de retraite un lieu d’accueil pour les plus petits, afin de favoriser le lien intergénérationel.

  • 300 000€  pour permettre aux jeunes filles volontaires de se réinsérer socialement et professionnellement au sein du foyer Chaillot-Galliera.

  • Soutien à la création de la Maison de Marion à Orsay pour assurer une prise en charge globale des victimes de harcèlement scolaire.

  • 50 000€ pour l’opération Maison Région Solidaire à Issy-les-Moulineaux qui permettra d’accueillir 20 femmes et enfants dormant actuellement dans le métro

  • 325 050€ au titre d’une aide d’urgence dans le cadre du plan grand froid.

  • Une aide à la mobilité pour les familles :

Caroline Carmantrand, présidente de la commission famille à la Région IDF représente la région au Salon des Familles les 10-11-12 janvier Porte de Versailles.

Voici quelques autres exemples de projets initiés et soutenus par vos élus :

 

Soutenons nos élus ! Rejoignons-les !

 

 

Ils ont manifesté le 19 janvier

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés

 

Une nouvelle fois, les élus Sens Commun sont descendus dans la rue aux côtés de dizaines de milliers de Français opposés au Projet de Loi bioéthique.

Parlementaire, élus régionaux, départementaux ou municipaux, ils sont venus des 4 coins de la France pour défendre la voix des plus fragiles et rappeler qu’un être humain ne peut être un matériau, qu’il n’est ni à vendre ni à louer.

De nombreux adhérents ou sympathisants nous ont aussi exprimé leur gratitude de voir des élus s’afficher avec courage à l’heure où  nombre d’entre eux craignent d’être “stigmatisés”. 

Merci à tous pour votre constance et votre cohérence !

 

 

Les Vœux de Sens Commun

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés

Retrouvez le Facebook live des vœux de Sens Commun qui se sont tenus le 9 janvier 2020 au siège des Républicains à Paris.

 

Première partie

Voeux Sens Commun 2020 / Laurence Trochu

Le bureau politique de Sens Commun et ses invités vous présentent leurs voeux et le projet du mouvement pour 2020.

Publiée par Sens Commun sur Jeudi 9 janvier 2020

Deuxième partie

Voeux Sens Commun 2020 2e partie

Publiée par Sens Commun sur Vendredi 10 janvier 2020

Loi bioéthique : Sens Commun manifestera le 19 janvier

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Communiqués

SENS COMMUN MANIFESTERA LE 19 JANVIER

 

Le 21 janvier prochain, le projet de loi de bioéthique arrivera en discussion publique au Sénat pour un vote le 4 février. 

Des amendements viennent d’être introduits en commission spéciale dans le texte déjà voté à l’Assemblée Nationale le 15 octobre dernier. Ils apportent des transgressions supplémentaires qui réjouissent Bernard Jomier, co rapporteur du texte au Sénat : « Le texte adopté en commission est plus ouvert, plus progressiste que celui adopté par l’Assemblée nationale ».

La filiation des enfants nées d’une PMA Sans Père n’étant pas modifiée, un enfant pourra toujours «naître de deux mères».

Le nouveau projet prévoit une réduction d’accès aux origines pour les enfants nés de PMA, des recherches sur l’embryon plus permissives, l’autorisation des embryons chimériques ou transgéniques, un DPI (Diagnostic préimplantatoire) étendu permettant de « traquer » les personnes porteuses d’anomalies génétiques. Ces nouvelles dérives viennent s’ajouter à celles que nous dénoncions déjà en septembre dans une tribune intitulée : Loi bioéthique: une dérive peut en cacher une autre

Sens Commun remercie les sénateurs qui s’engagent avec courage contre ce projet de loi et redit avec force qu’un être humain n’est ni un matériau, ni à vendre, ni à louer. C’est pour rappeler cette évidence et inviter les Sénateurs à faire preuve de prudence et de responsabilité que nous serons dans la rue le 19 janvier aux côtés du collectif Marchons Enfants.