Le conservatisme, un espoir pour la France ?

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Nous avons le plaisir de vous présenter notre grande consultation sur le conservatisme.

Le conservatisme,

un espoir pour la France ?

Venez vous exprimer ! Cet espace est le vôtre. Il s’adresse à tous les Français, engagés ou non en politique. 

  • ⏰ D’un simple clic, vous likez ou non les principes du conservatisme
  • ⏰ Vous pouvez faire vos propres propositions.
  • ⏰ Vous revenez autant de fois que vous le pouvez pour compléter et interagir avec les autres propositions.
  • ⏰ Nous vous adresserons les résultats dans 1 mois environ.

#DéconfinerLeConservatisme

 

Multiculturalisme, le mal-vivre ensemble

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Une tribune de Laurence Trochu

L’actualité française récente a été marquée par deux évènements majeurs: la radicalisation de la mouvance indigéniste et du collectif « La Vérité pour Adama », et les violents affrontements à Dijon entre communautés tchétchène et maghrébine. Ces évènements, en plus d’illustrer la défaillance de l’État dans ses missions régaliennes, finissent de nous convaincre que le modèle multiculturaliste mène à une société violente et qu’il est urgent de revenir à un rapport conservateur et enraciné au monde.

 

Lévi-Strauss, lors d’une conférence intitulée Race et Culture et prononcée en 1971 à l’UNESCO, défendit la thèse très conservatrice selon laquelle les sociétés doivent maintenir un certain degré de protection culturelle pour pouvoir subsister. Cette prise de position en choqua plus d’un, surtout chez de nombreux intellectuels de gauche. Elle fut pourtant parfaitement cohérente avec ce qu’il constata tout au long de sa vie : une société, pour exister, doit se caractériser par un ensemble de mœurs relativement homogènes qui la définissent de manière exclusive par rapport aux autres. Tel un prophète, Lévi-Strauss souhaitait-il nous mettre en garde contre la doxa diversitaire et multiculturaliste qu’il sentait arriver ? Si une société harmonieuse implique une certaine uniformité culturelle, alors la “société multiculturelle” devient un oxymore, l’obscure clarté d’une idéologie fondée sur l’inversion du devoir d’intégration. Si le pays d’accueil doit se transformer, en reniant ce qu’il est, il perd son statut et son identité héritée de son histoire, de sa culture et des modes de vie qui en découlent. Le ciment qui fonde l’unité de la Nation se fissure au profit de communautarismes qui se développent côte à côte et risquent, selon l’expression même de Gérard Collomb au moment de sa démission du Ministère de l’Intérieur, de se faire face.

Éloge du choix

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Une tribune de Laurence Trochu, présidente de Sens commun

Choisir, tel est le défi auquel est cruellement confronté Emmanuel Macron. Réel défi pour celui qui, sous couvert de modération et de recherche d’équilibre, est convaincu que gouverner repose sur l’apparence de la neutralité et le relativisme, que toutes les positions se valent et qu’elles peuvent toutes être satisfaites.

Dans la lettre qu’il adresse le 3 juin dernier aux présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le chef de l’État entreprend de solliciter une fois encore des avis pour penser le monde de l’après Covid-19. L’objectif est d’élaborer « un nouveau dessein français ». La nouveauté n’étant pas un gage de succès, Emmanuel Macron doit d’abord s’atteler à une tâche autrement plus politique : choisir.

Communiqué 2ème tour des Municipales à Lyon

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Pour empêcher que l’extrême-gauche radicalisée, avec sa vitrine EELV, ne prenne le pouvoir à Lyon et dans sa métropole, une alliance locale des candidats des listes LR et LREM a été conclue.

Si l’engagement de discussions était compréhensible au vu de la gravité de l’enjeu, un tel accord ne pouvait s’effectuer qu’autour d’un projet clair, qui n’exige pas de la droite qu’elle renonce à sa composante conservatrice. Les conditions posées par Gérard Collomb révèlent que l’ostracisme et l’exclusion restent bien le fond de commerce de la gauche, quel que soit son nom. Nous en prenons acte et nous en tirerons localement toutes les conséquences politiques, tandis que Monsieur Collomb et ses amis en porteront à l’avenir la lourde responsabilité. 

Cette situation met en lumière que Sens Commun, le mouvement conservateur, est aujourd’hui perçu comme une opposition ferme au progressisme d’En Marche par son net refus d’une ligne post-nationale, multiculturaliste et transhumaniste. C’est donc un hommage à nos convictions et à la clarté de nos combats qui nous est indirectement rendu. 

 

 

Pourquoi nous nous opposons au projet d’application StopCovid

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Nos libertés sont aujourd’hui même menacées. L’application StopCOVID est proposée au vote ce mercredi. Elle vise à suivre les personnes testées positives au coronavirus dans un but certes louable : enrayer la progression du virus. 

Cette surveillance généralisée, possible grâce aux nouvelles technologies, est le premier pas vers “un totalitarisme numérique qui prendra toujours pour prétexte le bien commun pour se justifier et s’imposer”. L’Etat s’apprête à s’immiscer de façon inédite dans nos vies au nom d’une sacralisation de la santé et de la sécurité. Mais qu’est-ce que vivre en sécurité si on n’est pas libre ? 

C’est la question que pose Patrice Franceschi dans ce remarquable article auquel nous faisons écho et que nous vous invitons à lire pour comprendre pourquoi nous nous opposons fermement à ce projet.

Lire l’article :  Patrice Franceschi:  «Le traçage est un pas de plus vers le totalitarisme numérique»

 

 

 

Un accord désastreux pour notre agriculture !

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Un accord finalisé le 28 avril entre l’Union Européenne et le Mexique prévoit l’ouverture du marché européen à 20 000 tonnes de viandes bovines mexicaines à droits de douane très réduits. Cet accord validé en pleine crise sanitaire et économique liée au Covid-19 est un triple affront fait à nos compatriotes, à nos agriculteurs et à l’avenir de notre pays.

L’interprofession bétail & viandes dénonce un scandale, rappelant que « ces viandes étaient jusque-là interdites sur le sol européen en raison de leur non-conformité aux normes sanitaires UE ». Par quel miracle sont-elles devenues soudain acceptables ? Devons-nous comprendre que les normes UE n’ont finalement pas tant d’importance que cela ? Ou pire encore, que la santé de nos compatriotes est une variable d’ajustement économique ?

De plus, à l’heure où nos éleveurs et agriculteurs français peinent à écouler leur marchandise, il est irresponsable de laisser l’Europe continuer à saturer notre marché de productions étrangères, accentuant ainsi une concurrence féroce et déloyale. Le politique ne peut prétendre vouloir sauver nos producteurs « et en même temps » soutenir un traité qui les détruit. Il ne doit pas se cacher derrière les efforts louables de la grande distribution pour privilégier les filières françaises : ils ne suffiront malheureusement pas à absorber les conséquences désastreuses d’un marché toujours plus ouvert.

Le traçage numérique : quoi qu’il en coûte ?

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Le 8 avril dernier, le gouvernement a annoncé travailler sur le projet StopCovid, qui inclut une application sur le traçage numérique de personnes contaminées afin de renforcer son dispositif de prévention du risque de propagation du COVID-19. Malgré quelques hésitations, un projet de loi devrait finalement être débattu à l’Assemblée nationale les 28 et 29 avril prochains et soumis au vote de nos députés. 

 

Sens Commun est particulièrement sensible aux questions relatives au strict respect de la dignité de la personne et de ses libertés fondamentales. Cette application de traçage, dont on ne sait si elle peut véritablement jouer un rôle dans la lutte contre la pandémie, nous oblige à une attention toute particulière. A ce jour, les députés n’ont pas sous les yeux le texte qui sera soumis au vote, ni les avis de la CNIL et du Conseil d’Etat. Ils ne peuvent donc examiner les modalités que prendrait cette « surveillance », alors même que des moyens techniques dépendra l’acceptabilité de la proposition. 

La vie d’une personne âgée a encore du prix !

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Interviewée dans le cadre d’un article sur la place accordée aux seniors dans cette crise, Laurence Trochu défend « une exigence de dignité ». Avec les personnes âgées, il y a eu une rupture dans l’égalité de traitement. Faisons en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de la fraternité :

Éliminer les “vieux” pour sauver l’économie : comment cette pensée carnassière infuse dans la société

Extrait :

 

« Élue Les Républicains dans les Yvelines et présidente du mouvement Sens Commun, Laurence Trochu abonde également dans ce sens. Pour elle, ce compartimentage des personnes consacre une rupture du principe d’égalité : « Derrière cette catégorisation des aînés, ce calcul de leur rentabilité, il y a une froideur technocratique qui renvoie elle-même à une vision politique déshumanisée. Affirmer que la vie d’une personne âgée a encore du prix, c’est reconnaître ce qui fonde notre civilisation, c’est préférer le gouvernement des hommes à l’administration des choses. » 


Le 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a émis le souhait que les hôpitaux et les EHPAD puissent permettre d’organiser pour les plus proches la visite aux malades en fin de vie. Pour Laurence Trochu, cette mesure est une nécessité : « Combien de personnes sont mortes dans une atroce solitude ? Faire en sorte que leurs derniers instants soient les plus beaux possibles relève d’une exigence de dignité. » Mais elle craint toutefois que les lourdeurs administratives n’alentissent l’organisation de ces rencontres :

« Nous autres élus Sens commun sommes témoins de ces flous et dysfonctionnements administratifs. En la matière, la logique centralisatrice ne fonctionne pas. En revanche, nous avons éprouvé l’efficacité de la subsidiarité, à travers les initiatives locales notamment. »

Victor-Isaac Anne

Valeurs Actuelles le 18 avril 2020

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