Multiculturalisme, le mal-vivre ensemble

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Une tribune de Laurence Trochu

L’actualité française récente a été marquée par deux évènements majeurs: la radicalisation de la mouvance indigéniste et du collectif « La Vérité pour Adama », et les violents affrontements à Dijon entre communautés tchétchène et maghrébine. Ces évènements, en plus d’illustrer la défaillance de l’État dans ses missions régaliennes, finissent de nous convaincre que le modèle multiculturaliste mène à une société violente et qu’il est urgent de revenir à un rapport conservateur et enraciné au monde.

 

Lévi-Strauss, lors d’une conférence intitulée Race et Culture et prononcée en 1971 à l’UNESCO, défendit la thèse très conservatrice selon laquelle les sociétés doivent maintenir un certain degré de protection culturelle pour pouvoir subsister. Cette prise de position en choqua plus d’un, surtout chez de nombreux intellectuels de gauche. Elle fut pourtant parfaitement cohérente avec ce qu’il constata tout au long de sa vie : une société, pour exister, doit se caractériser par un ensemble de mœurs relativement homogènes qui la définissent de manière exclusive par rapport aux autres. Tel un prophète, Lévi-Strauss souhaitait-il nous mettre en garde contre la doxa diversitaire et multiculturaliste qu’il sentait arriver ? Si une société harmonieuse implique une certaine uniformité culturelle, alors la “société multiculturelle” devient un oxymore, l’obscure clarté d’une idéologie fondée sur l’inversion du devoir d’intégration. Si le pays d’accueil doit se transformer, en reniant ce qu’il est, il perd son statut et son identité héritée de son histoire, de sa culture et des modes de vie qui en découlent. Le ciment qui fonde l’unité de la Nation se fissure au profit de communautarismes qui se développent côte à côte et risquent, selon l’expression même de Gérard Collomb au moment de sa démission du Ministère de l’Intérieur, de se faire face.

Éloge du choix

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Une tribune de Laurence Trochu, présidente de Sens commun

Choisir, tel est le défi auquel est cruellement confronté Emmanuel Macron. Réel défi pour celui qui, sous couvert de modération et de recherche d’équilibre, est convaincu que gouverner repose sur l’apparence de la neutralité et le relativisme, que toutes les positions se valent et qu’elles peuvent toutes être satisfaites.

Dans la lettre qu’il adresse le 3 juin dernier aux présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le chef de l’État entreprend de solliciter une fois encore des avis pour penser le monde de l’après Covid-19. L’objectif est d’élaborer « un nouveau dessein français ». La nouveauté n’étant pas un gage de succès, Emmanuel Macron doit d’abord s’atteler à une tâche autrement plus politique : choisir.

La vie d’une personne âgée a encore du prix !

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Interviewée dans le cadre d’un article sur la place accordée aux seniors dans cette crise, Laurence Trochu défend « une exigence de dignité ». Avec les personnes âgées, il y a eu une rupture dans l’égalité de traitement. Faisons en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de la fraternité :

Éliminer les “vieux” pour sauver l’économie : comment cette pensée carnassière infuse dans la société

Extrait :

 

« Élue Les Républicains dans les Yvelines et présidente du mouvement Sens Commun, Laurence Trochu abonde également dans ce sens. Pour elle, ce compartimentage des personnes consacre une rupture du principe d’égalité : « Derrière cette catégorisation des aînés, ce calcul de leur rentabilité, il y a une froideur technocratique qui renvoie elle-même à une vision politique déshumanisée. Affirmer que la vie d’une personne âgée a encore du prix, c’est reconnaître ce qui fonde notre civilisation, c’est préférer le gouvernement des hommes à l’administration des choses. » 


Le 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a émis le souhait que les hôpitaux et les EHPAD puissent permettre d’organiser pour les plus proches la visite aux malades en fin de vie. Pour Laurence Trochu, cette mesure est une nécessité : « Combien de personnes sont mortes dans une atroce solitude ? Faire en sorte que leurs derniers instants soient les plus beaux possibles relève d’une exigence de dignité. » Mais elle craint toutefois que les lourdeurs administratives n’alentissent l’organisation de ces rencontres :

« Nous autres élus Sens commun sommes témoins de ces flous et dysfonctionnements administratifs. En la matière, la logique centralisatrice ne fonctionne pas. En revanche, nous avons éprouvé l’efficacité de la subsidiarité, à travers les initiatives locales notamment. »

Victor-Isaac Anne

Valeurs Actuelles le 18 avril 2020

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Non, ce n’est pas une guerre !

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

La montée en puissance de la lutte contre le Coronavirus ne s’est pas faite sans peine. Elle a été vécue avec un sentiment mêlé d’étonnement, d’ironie et de crainte. La peur était, il est vrai, loin d’être prédominante dans les premiers temps. La situation était pourtant préoccupante et le président Macron savait qu’il faudrait, pour la France, en passer par des mesures difficiles, inédites pour cette génération. Pour les annoncer, il lui fallait donc instaurer une crédibilité. Il fit alors le choix d’une ficelle politique usée mais souvent efficace : revêtir le costume de chef de guerre.

Loi de bioéthique, l’impossible compromis

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

Actuellement discutée au Sénat avant son vote solennel le 4 février, puis une deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, la loi de bioéthique a été modifiée mais, entre tentatives d’améliorations, réels progrès et terribles aggravations, l’esprit du texte ne change pas fondamentalement. Les Sages sont à la recherche d’une via media et de conciliations entre des propositions à caractère divergent, voire contradictoire. Sur des sujets aussi graves qui touchent à la conception même de l’homme, une philosophie du milieu, chère à Paul Ricoeur, le philosophe dont Emmanuel Macron se réclame, est-elle possible ?

 

Dans un compromis, il s’agit de se mettre d’accord pour « faire avec » nos différends. Rude défi en bioéthique puisque le compromis pointe l’absence d’un ordre et de normes reconnus par tous. Les législateurs se lancent donc à la recherche d’un point d’équilibre et le compromis se révèle comme l’autre nom du « en même temps ».

La PMA pour toutes institutionnalise une inégalité entre les enfants

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Réagissant aux mises en garde de l’Académie de médecine sur l’ouverture de la PMA aux femmes en couple et aux femmes seules, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s’est exclamé au micro de RTL qu’ “aujourd’hui, un quart des familles françaises sont monoparentales. Ne me dites pas que tous les enfants qui y naissent ne sont pas bien construits psychologiquement “…

Elle a tort et sans doute n’a-t-elle pas lu attentivement les chiffres récents de l’INSEE pourtant si instructifs: 85 % des familles monoparentales sont constituées de mères seules, 19 % vivent sous le seuil de pauvreté (contre 8 % en moyenne nationale), 42 % des mères seules travaillent à temps partiel et 42 % des enfants de ces familles atteignent la seconde sans redoublement (contre 62% pour les familles traditionnelles).

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Oser le conservatisme: un espoir pour la France

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Lorsque nous avons créé Sens Commun, en 2013, nous avons alerté sur la décomposition doctrinale d’une droite contrainte au grand écart par son obsession du consensus. Nous avons été critiqués, caricaturés et nous avons parfois suscité la défiance d’élus qui ne comprenaient pas que de simples militants décident de s’organiser à leurs côtés, libres, pour rappeler ce qu’est « La Droite Que Nous Voulons ». Nous dérangeons en effet ce qu’il est convenu d’appeler le « politiquement correct » dans son entreprise que l’essayiste Mathieu Bock Côté résume ainsi : « Heurter le sens commun, le déstabiliser et lui faire perdre toute valeur d’évidence, pour qu’il ne subsiste qu’à la manière de stéréotypes à congédier et de préjugés à déconstruire ».