Projet de loi sur la fin de vie : une mort volée, l’inhumanité ultime

Ecrit par Le Mouvement Conservateur sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Dans la presse

Ce jeudi est discuté à l’Assemblée nationale le projet de loi « donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie ». S’inscrivant dans une prétendue volonté d’améliorer la loi Leonetti-Claeys de 2016, ce projet de loi veut établir le droit à l’euthanasie visant à donner la mort.

 

Fidèle à la doxa individualiste de notre époque, ce projet de loi traduit notre incapacité collective à penser la mort ; il constitue une rupture anthropologique et médicale majeure. L’élévation de l’euthanasie au rang de droit entrainera nécessairement un accaparement des ressources pour en garantir l’accès. Cela se fera indubitablement au détriment des soins palliatifs qui constituent pourtant une alternative efficace pour accompagner les patients en fin de vie. Il ne peut y avoir de « en même temps » : soit la France s’engage de toutes ses forces dans la culture des soins palliatifs, soit elle liquide le sujet de la fin de vie en validant l’euthanasie. 

Pour un conservatisme de terrain et de combat

Ecrit par Le Mouvement Conservateur sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Dans la presse

Conserver ce qui doit l’être et surtout reconstruire ce qui a été détruit. C’est l’ambition du conservatisme politique que le Mouvement conservateur a fait émerger lors de la Journée du Conservatisme en 2018 et dont le travail s’est poursuivi avec des parlementaires, élus locaux et penseurs. Elle prend forme dans Le Manifeste du Conservatisme, publié en octobre dernier. Parce que l’engagement politique n’est plus une option, mais un devoir.

 

Le 4 février 2017, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidence de la République, prononçait lors d’un meeting électoral à Lyon la phrase suivante : « Il n’y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse ». Le 21 février à Londres, il enfonçait le clou : « L’art français, je ne l’ai jamais vu. ». Pour la première fois dans l’histoire politique de notre pays, un candidat à la fonction suprême admettait ne pas entretenir de lien charnel avec la France et ne pas reconnaître qu’elle se définit par un ensemble de caractéristiques propres qui la distingue des autres nations.

Notre rôle est de montrer que le conservatisme n’est pas un gros mot

Ecrit par Le Mouvement Conservateur sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Dans la presse

Retrouvez l’ITW  accordée par Laurence Trochu au magazine l’Incorrect, le 12 janvier 2021

Le “Manifeste du conservatisme”. Pouvez-vous nous présenter cette publication et ses objectifs ?


Avec cette publication, nous voulons faire comprendre que le conservatisme va bien au-delà de la caricature qu’on veut en faire en l’enfermant dans le champ du sociétal. Le conservatisme est une vision d’ensemble, un état d’esprit qui permet de traiter l’ensemble des sujets relatifs à la vie d’une nation. On veut donc montrer tout le champ politique déployé par le regard conservateur. Aujourd’hui, les frontières entre la droite et la gauche sont très floues, et c’est d’ailleurs le pari qu’avait fait Emmanuel Macron : il a redessiné le paysage politique en se déclarant lui-même progressiste. Si la droite veut être en mesure d’incarner une alternative, il faut que ce regard conservateur lui permette d’éclairer ses choix politiques pour répondre aux urgences que vit notre pays.

Laïcité, séparatisme et instruction en famille

Ecrit par Le Mouvement Conservateur sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Dans la presse

Laïcité, séparatisme et instruction en famille, la liberté ne guide plus nos pas.

Pour Laurence Trochu, présidente du Mouvement conservateur Sens Commun et membre du bureau politique des Républicains, la restriction drastique de l’accès à l’éducation à domicile que veut imposer Emmanuel Macron s’apparente à une double peine pour les Français, qui paieront pour l’incapacité de l’État à enrayer l’islamisation à l’école.

Multiculturalisme, le mal-vivre ensemble

Ecrit par Le Mouvement Conservateur sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Dans la presse

Une tribune de Laurence Trochu

L’actualité française récente a été marquée par deux évènements majeurs: la radicalisation de la mouvance indigéniste et du collectif « La Vérité pour Adama », et les violents affrontements à Dijon entre communautés tchétchène et maghrébine. Ces évènements, en plus d’illustrer la défaillance de l’État dans ses missions régaliennes, finissent de nous convaincre que le modèle multiculturaliste mène à une société violente et qu’il est urgent de revenir à un rapport conservateur et enraciné au monde.

 

Lévi-Strauss, lors d’une conférence intitulée Race et Culture et prononcée en 1971 à l’UNESCO, défendit la thèse très conservatrice selon laquelle les sociétés doivent maintenir un certain degré de protection culturelle pour pouvoir subsister. Cette prise de position en choqua plus d’un, surtout chez de nombreux intellectuels de gauche. Elle fut pourtant parfaitement cohérente avec ce qu’il constata tout au long de sa vie : une société, pour exister, doit se caractériser par un ensemble de mœurs relativement homogènes qui la définissent de manière exclusive par rapport aux autres. Tel un prophète, Lévi-Strauss souhaitait-il nous mettre en garde contre la doxa diversitaire et multiculturaliste qu’il sentait arriver ? Si une société harmonieuse implique une certaine uniformité culturelle, alors la “société multiculturelle” devient un oxymore, l’obscure clarté d’une idéologie fondée sur l’inversion du devoir d’intégration. Si le pays d’accueil doit se transformer, en reniant ce qu’il est, il perd son statut et son identité héritée de son histoire, de sa culture et des modes de vie qui en découlent. Le ciment qui fonde l’unité de la Nation se fissure au profit de communautarismes qui se développent côte à côte et risquent, selon l’expression même de Gérard Collomb au moment de sa démission du Ministère de l’Intérieur, de se faire face.

Éloge du choix

Ecrit par Le Mouvement Conservateur sur . Publié dans Accueil, Articles non categorisés, Dans la presse

Une tribune de Laurence Trochu, présidente de Sens commun

Choisir, tel est le défi auquel est cruellement confronté Emmanuel Macron. Réel défi pour celui qui, sous couvert de modération et de recherche d’équilibre, est convaincu que gouverner repose sur l’apparence de la neutralité et le relativisme, que toutes les positions se valent et qu’elles peuvent toutes être satisfaites.

Dans la lettre qu’il adresse le 3 juin dernier aux présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le chef de l’État entreprend de solliciter une fois encore des avis pour penser le monde de l’après Covid-19. L’objectif est d’élaborer « un nouveau dessein français ». La nouveauté n’étant pas un gage de succès, Emmanuel Macron doit d’abord s’atteler à une tâche autrement plus politique : choisir.