Pourquoi nous nous opposons au projet d’application StopCovid

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Nos libertés sont aujourd’hui même menacées. L’application StopCOVID est proposée au vote ce mercredi. Elle vise à suivre les personnes testées positives au coronavirus dans un but certes louable : enrayer la progression du virus. 

Cette surveillance généralisée, possible grâce aux nouvelles technologies, est le premier pas vers “un totalitarisme numérique qui prendra toujours pour prétexte le bien commun pour se justifier et s’imposer”. L’Etat s’apprête à s’immiscer de façon inédite dans nos vies au nom d’une sacralisation de la santé et de la sécurité. Mais qu’est-ce que vivre en sécurité si on n’est pas libre ? 

C’est la question que pose Patrice Franceschi dans ce remarquable article auquel nous faisons écho et que nous vous invitons à lire pour comprendre pourquoi nous nous opposons fermement à ce projet.

Lire l’article :  Patrice Franceschi:  «Le traçage est un pas de plus vers le totalitarisme numérique»

 

 

 

Un accord désastreux pour notre agriculture !

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Un accord finalisé le 28 avril entre l’Union Européenne et le Mexique prévoit l’ouverture du marché européen à 20 000 tonnes de viandes bovines mexicaines à droits de douane très réduits. Cet accord validé en pleine crise sanitaire et économique liée au Covid-19 est un triple affront fait à nos compatriotes, à nos agriculteurs et à l’avenir de notre pays.

L’interprofession bétail & viandes dénonce un scandale, rappelant que « ces viandes étaient jusque-là interdites sur le sol européen en raison de leur non-conformité aux normes sanitaires UE ». Par quel miracle sont-elles devenues soudain acceptables ? Devons-nous comprendre que les normes UE n’ont finalement pas tant d’importance que cela ? Ou pire encore, que la santé de nos compatriotes est une variable d’ajustement économique ?

De plus, à l’heure où nos éleveurs et agriculteurs français peinent à écouler leur marchandise, il est irresponsable de laisser l’Europe continuer à saturer notre marché de productions étrangères, accentuant ainsi une concurrence féroce et déloyale. Le politique ne peut prétendre vouloir sauver nos producteurs « et en même temps » soutenir un traité qui les détruit. Il ne doit pas se cacher derrière les efforts louables de la grande distribution pour privilégier les filières françaises : ils ne suffiront malheureusement pas à absorber les conséquences désastreuses d’un marché toujours plus ouvert.

Le traçage numérique : quoi qu’il en coûte ?

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Le 8 avril dernier, le gouvernement a annoncé travailler sur le projet StopCovid, qui inclut une application sur le traçage numérique de personnes contaminées afin de renforcer son dispositif de prévention du risque de propagation du COVID-19. Malgré quelques hésitations, un projet de loi devrait finalement être débattu à l’Assemblée nationale les 28 et 29 avril prochains et soumis au vote de nos députés. 

 

Sens Commun est particulièrement sensible aux questions relatives au strict respect de la dignité de la personne et de ses libertés fondamentales. Cette application de traçage, dont on ne sait si elle peut véritablement jouer un rôle dans la lutte contre la pandémie, nous oblige à une attention toute particulière. A ce jour, les députés n’ont pas sous les yeux le texte qui sera soumis au vote, ni les avis de la CNIL et du Conseil d’Etat. Ils ne peuvent donc examiner les modalités que prendrait cette « surveillance », alors même que des moyens techniques dépendra l’acceptabilité de la proposition. 

La vie d’une personne âgée a encore du prix !

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Interviewée dans le cadre d’un article sur la place accordée aux seniors dans cette crise, Laurence Trochu défend « une exigence de dignité ». Avec les personnes âgées, il y a eu une rupture dans l’égalité de traitement. Faisons en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de la fraternité :

Éliminer les “vieux” pour sauver l’économie : comment cette pensée carnassière infuse dans la société

Extrait :

 

« Élue Les Républicains dans les Yvelines et présidente du mouvement Sens Commun, Laurence Trochu abonde également dans ce sens. Pour elle, ce compartimentage des personnes consacre une rupture du principe d’égalité : « Derrière cette catégorisation des aînés, ce calcul de leur rentabilité, il y a une froideur technocratique qui renvoie elle-même à une vision politique déshumanisée. Affirmer que la vie d’une personne âgée a encore du prix, c’est reconnaître ce qui fonde notre civilisation, c’est préférer le gouvernement des hommes à l’administration des choses. » 


Le 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a émis le souhait que les hôpitaux et les EHPAD puissent permettre d’organiser pour les plus proches la visite aux malades en fin de vie. Pour Laurence Trochu, cette mesure est une nécessité : « Combien de personnes sont mortes dans une atroce solitude ? Faire en sorte que leurs derniers instants soient les plus beaux possibles relève d’une exigence de dignité. » Mais elle craint toutefois que les lourdeurs administratives n’alentissent l’organisation de ces rencontres :

« Nous autres élus Sens commun sommes témoins de ces flous et dysfonctionnements administratifs. En la matière, la logique centralisatrice ne fonctionne pas. En revanche, nous avons éprouvé l’efficacité de la subsidiarité, à travers les initiatives locales notamment. »

Victor-Isaac Anne

Valeurs Actuelles le 18 avril 2020

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Non, ce n’est pas une guerre !

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

La montée en puissance de la lutte contre le Coronavirus ne s’est pas faite sans peine. Elle a été vécue avec un sentiment mêlé d’étonnement, d’ironie et de crainte. La peur était, il est vrai, loin d’être prédominante dans les premiers temps. La situation était pourtant préoccupante et le président Macron savait qu’il faudrait, pour la France, en passer par des mesures difficiles, inédites pour cette génération. Pour les annoncer, il lui fallait donc instaurer une crédibilité. Il fit alors le choix d’une ficelle politique usée mais souvent efficace : revêtir le costume de chef de guerre.

Editorial de Laurence Trochu

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Chers amis,

En ce temps d’épidémie tragique pour les hommes comme pour les nations, j’espère que vous tenez bon dans tous les lieux où vous êtes astreints au confinement ou alors dans l’exercice souvent difficile de votre métier, et que vous gardez au cœur la certitude que des jours meilleurs se lèveront.

Rappelons-nous l’ouvrage de l’historien Marc Bloch L’étrange défaite ; nous prendrons nous aussi le temps de l’analyse critique des raisons qui ont conduit notre pays à l’impuissance que révèle cruellement la crise sanitaire actuelle : « Beaucoup d’erreurs diverses, dont les effets s’accumulèrent, ont mené nos armées au désastre. Une grande carence, cependant, les domine toutes. Nos chefs ou ceux qui agissaient en leur nom n’ont pas su penser cette guerre. »

Sens Commun  effectue ce travail de l’ombre. Il viendra nourrir nos réflexions et prises de position au sortir de cette lutte contre une épidémie qui réveille notre instinct vital de conservation et notre attachement à ce qui fait la valeur d’une vie. Ce n’est pas l’heure de la polémique mais de l’action. 

Mais cette heure viendra, chers amis : il faudra pointer les responsabilités des uns et des autres, et pas seulement dans la gestion calamiteuse de la crise sanitaire. Il faudra dire qui a participé à créer ou à laisser créer les conditions de cette pandémie mortelle,l’oubli du Bien commun au profit de la recherche d’une croissance matérielle folle, l’abandon de territoires entiers, la destruction des services publics, la désindustrialisation, la centralisation mortifère, le poids paralysant de la technocratie. 

Sans attendre, les élus Sens Commun se sont constitués en réseau pour aider au mieux leurs concitoyens à traverser cette crise, en échangeant leurs idées et bonnes pratiques. Dans leurs collectivités, il se dévouent sans compter, le plus souvent dans la plus grande discrétion pour répondre aux besoins du moment.  Nous leur redisons notre gratitude.

La lutte contre le Covid-19 requiert aussi l’engagement de chacun pour se déployer là où nous vivons et secourir nos proches, c’est-à-dire ceux qui sont tout près et que parfois nous ne connaissons pas.  

Nos inquiétudes sont vives pour ceux qui, déjà fragiles, ont besoin d’attentions particulières : personnes âgées ou handicapées, familles en souffrance, entreprises en grande difficulté. C’est en priorité pour eux que nous sommes en tenue de service. On ne dira jamais assez notre gratitude pour les soignants qui se dévouent sans compter, ceux qui nous protègent et ceux qui nous nourrissent. 

Puisse cette terrible épreuve servir à quelque chose, ne serait-ce qu’à réhabiliter la volonté politique. Oui, chers amis, il est possible de décider ! 

Sylvain Tesson (Figaro du 19/3/20) l’a éloquemment exprimé dans ces quelques lignes : « Devant la prétendue inéluctabilité des choses, le virus du fatalisme possède son gel hydroalcoolique, la volonté. “En Marche!” est finalement un merveilleux slogan, une fois accompli le demi-tour ».

Laurence Trochu

 

Parents, prenez soin de vous !

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Nous nous faisons volontiers l’écho de cette initiative du réseau des parents ouverte à tous :

Ouverture d’un Point Ecoute Gratuit

Le confinement nous amène à vivre dans une promiscuité qui peut être embarrassante. Gérer les devoirs, le travail, l’entretien de la maison, les courses, les câlins, les histoires, les écrans, les relations avec les amis, la famille à distance, les ados qui tournent en rond… (la liste est longue) dans un espace restreint. C’est comme si nous partions en bateau en famille sans apercevoir le cap, ni la fin de la croisière. Cette situation génère des angoisses aussi bien pour les parents que pour les enfants. L’anxiété mal digérée entraine de la violence: les violences éducatives ordinaires, les violences conjugales, les violences entre frères et soeurs…

Parents, n’attendez pas que le niveau de violence soit sans retour. Prenez soin de vous. Accordez-vous du temps pour échanger, parler de vos trop plein émotionnels, de vos inquiétudes… demandez conseil.

Cinq professionnels de l’écoute sont à votre disposition. Choisissez votre intervenant et contactez-le gratuitement. Ils se feront une joie de vous accueillir et de vous écouter.

Découvrir le site :  https://reseaudesparents.org/