Le traçage numérique : quoi qu’il en coûte ?

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Le 8 avril dernier, le gouvernement a annoncé travailler sur le projet StopCovid, qui inclut une application sur le traçage numérique de personnes contaminées afin de renforcer son dispositif de prévention du risque de propagation du COVID-19. Malgré quelques hésitations, un projet de loi devrait finalement être débattu à l’Assemblée nationale les 28 et 29 avril prochains et soumis au vote de nos députés. 

 

Sens Commun est particulièrement sensible aux questions relatives au strict respect de la dignité de la personne et de ses libertés fondamentales. Cette application de traçage, dont on ne sait si elle peut véritablement jouer un rôle dans la lutte contre la pandémie, nous oblige à une attention toute particulière. A ce jour, les députés n’ont pas sous les yeux le texte qui sera soumis au vote, ni les avis de la CNIL et du Conseil d’Etat. Ils ne peuvent donc examiner les modalités que prendrait cette « surveillance », alors même que des moyens techniques dépendra l’acceptabilité de la proposition. 

La vie d’une personne âgée a encore du prix !

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Interviewée dans le cadre d’un article sur la place accordée aux seniors dans cette crise, Laurence Trochu défend « une exigence de dignité ». Avec les personnes âgées, il y a eu une rupture dans l’égalité de traitement. Faisons en sorte qu’il n’y ait pas de rupture de la fraternité :

Éliminer les “vieux” pour sauver l’économie : comment cette pensée carnassière infuse dans la société

Extrait :

 

« Élue Les Républicains dans les Yvelines et présidente du mouvement Sens Commun, Laurence Trochu abonde également dans ce sens. Pour elle, ce compartimentage des personnes consacre une rupture du principe d’égalité : « Derrière cette catégorisation des aînés, ce calcul de leur rentabilité, il y a une froideur technocratique qui renvoie elle-même à une vision politique déshumanisée. Affirmer que la vie d’une personne âgée a encore du prix, c’est reconnaître ce qui fonde notre civilisation, c’est préférer le gouvernement des hommes à l’administration des choses. » 


Le 13 avril, le président de la République Emmanuel Macron a émis le souhait que les hôpitaux et les EHPAD puissent permettre d’organiser pour les plus proches la visite aux malades en fin de vie. Pour Laurence Trochu, cette mesure est une nécessité : « Combien de personnes sont mortes dans une atroce solitude ? Faire en sorte que leurs derniers instants soient les plus beaux possibles relève d’une exigence de dignité. » Mais elle craint toutefois que les lourdeurs administratives n’alentissent l’organisation de ces rencontres :

« Nous autres élus Sens commun sommes témoins de ces flous et dysfonctionnements administratifs. En la matière, la logique centralisatrice ne fonctionne pas. En revanche, nous avons éprouvé l’efficacité de la subsidiarité, à travers les initiatives locales notamment. »

Victor-Isaac Anne

Valeurs Actuelles le 18 avril 2020

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Non, ce n’est pas une guerre !

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

La montée en puissance de la lutte contre le Coronavirus ne s’est pas faite sans peine. Elle a été vécue avec un sentiment mêlé d’étonnement, d’ironie et de crainte. La peur était, il est vrai, loin d’être prédominante dans les premiers temps. La situation était pourtant préoccupante et le président Macron savait qu’il faudrait, pour la France, en passer par des mesures difficiles, inédites pour cette génération. Pour les annoncer, il lui fallait donc instaurer une crédibilité. Il fit alors le choix d’une ficelle politique usée mais souvent efficace : revêtir le costume de chef de guerre.

Communiqué suite au premier tour des municipales

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Alors que la France se protège pour faire face à la pandémie, nous adressons nos sincères félicitations à l’ensemble des élus du premier tour des élections municipales, et saluons tout particulièrement les nombreux élus Sens Commun qui exerceront leur mandat durant les 6 prochaines années.

Ce scrutin a pu se dérouler grâce à l’engagement civique et à la détermination de très nombreux bénévoles sur l’ensemble du territoire. Qu’ils en soient remerciés.

Le report du second tour était une décision nécessaire et attendue. 

Le temps est à la cohésion nationale pour affronter, ensemble, la crise sanitaire liée au Covid 19. Nous appelons chacun à la responsabilité et au respect le plus strict des consignes sanitaires. 

L’attention aux plus fragiles fait aussi appel à une générosité inventive, pour que le confinement ne signifie pas solitude.

La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent” disait Albart Camus.  Soyons au rendez-vous de l’Histoire de notre pays.

 

 

Demande de retrait du projet de loi bioéthique

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COMMUNIQUE 

Paris, le 4 février 2020

Le projet de loi relatif à la bioéthique vient d’être adopté au Sénat. 

Considéré dans son intégralité, ce projet de loi n’est ni bio, ni éthique, tant il bafoue les besoins les plus élémentaires de l’espèce humaine et le respect dû au traitement de l’embryon humain. C’est pourquoi nous demandons son retrait. 

Certaines modifications apportées par les Sénateurs vont certes dans le bon sens : non remboursement de la PMA sans motif médical, interdiction des chimères, suppression de la PMA post-mortem, de la filiation d’intention, de l’autoconservation des ovocytes et de la transcription automatique des GPA réalisées à l’étranger. 

Mais La PMA sans père a été votée, privant ainsi volontairement les enfants de père. D’autres modifications aggravent même le projet initial : accès aux origines soumises à la volonté du donneur de gamète ou encore réintroduction du DPI-HLA (bébé médicament) pourtant supprimé par les députés. 

Ce projet mêle volontairement une révolution de la société en brisant la filiation et la transformation du rôle de la médecine désormais sommée de répondre aux désirs des individus. Il acte la volonté des progressistes de transgresser les limites de la condition humaine, signant ainsi le premier pas vers le transhumanisme qui nous mènerait vers un monde inhumain.  

Nous croyons à l’impératif de protection de notre espèce et à la dignité intrinsèque de tout Homme. C’est aussi dans l’accueil de nos fragilités que peut se révéler le meilleur de notre humanité.

La fraternité ne peut être le parent pauvre de notre devise républicaine.

 

Loi de bioéthique, l’impossible compromis

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Par Laurence Trochu, Conseillère départementale des Yvelines, Présidente de Sens Commun, Membre du Bureau politique Les Républicains

Actuellement discutée au Sénat avant son vote solennel le 4 février, puis une deuxième lecture à l’Assemblée Nationale, la loi de bioéthique a été modifiée mais, entre tentatives d’améliorations, réels progrès et terribles aggravations, l’esprit du texte ne change pas fondamentalement. Les Sages sont à la recherche d’une via media et de conciliations entre des propositions à caractère divergent, voire contradictoire. Sur des sujets aussi graves qui touchent à la conception même de l’homme, une philosophie du milieu, chère à Paul Ricoeur, le philosophe dont Emmanuel Macron se réclame, est-elle possible ?

 

Dans un compromis, il s’agit de se mettre d’accord pour « faire avec » nos différends. Rude défi en bioéthique puisque le compromis pointe l’absence d’un ordre et de normes reconnus par tous. Les législateurs se lancent donc à la recherche d’un point d’équilibre et le compromis se révèle comme l’autre nom du « en même temps ».

Baisse de la natalité : une responsabilité politique !

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La natalité française a connu une embellie entre 2006 et 2014 mais il est né 70 000 enfants de moins en 2019 qu’en 2014.

Les coups de rabot successifs sur la politique familiale appliqués depuis 2014 ont-ils eu pour conséquence logique une fécondité atone ? Pour rappel: le plafond du quotient familial a été abaissé à 2 reprises en 2013 et 2014, puis les allocations familiales ont été mises sous conditions de ressources en 2015. Les familles ont aussi eu à subir l’imposition de la majoration de retraite pour les retraités ayant élevé des enfants et une réduction de la Prestation d’accueil jeune enfant (Paje) pour les ménages au-dessus d’un certain niveau de revenus. 

Les derniers chiffres du recensement de l’INSEE constatent néanmoins que la baisse de la natalité en 2019 est moins importante que les années précédentes, avec 1,87 enfant par femme. Si cet indice de fécondité se stabilise à ce taux après quatre années de baisse il n’y a pourtant pas vraiment de quoi pavoiser.