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L’Europe que nous voulons

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Accueil, Tribune

Figaro Vox

TRIBUNE de Sebastien Pilard, chef d’entreprise, président de Sens Commun et Paul Bazin, conseiller municipal au Perreux-sur-Marne pour le FigaroVox

Nous voulons l’Europe, sans hésiter. Non pas par attachement dévot à l’héritage de ses pères fondateurs, car ceux qui les ont suivis n’ont pas su nous faire aimer l’Europe, faute de nous en donner le sens : on ne peut aimer ce que l’on ne comprend pas. Non pas par réflexe partisan, répétant aveuglément la profession de foi régulièrement reprise par notre famille politique. Pas non plus parce que « l’Europe c’est la paix » : ce refrain lancinant, dont il faut espérer qu’il reste vrai, ne dit plus rien aux trois générations nées après 1945. Pas même parce que nous avons grandi dans une Europe où l’on va de Paris à Berlin, à Rome ou à Madrid comme l’on allait autrefois à Lyon ou à Nantes.

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Autorité parentale : l’intérêt des enfants à nouveau sacrifié

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Accueil, Analyses

L’Assemblée nationale est en passe d’adopter en première lecture une proposition de loi du groupe socialiste « relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant ». Ce texte se fixe pour ambition de « garantir l’intérêt de l’enfant dans les situations du quotidien », en maintenant notamment le lien avec ses deux parents en cas de divorce ou de séparation. Noble objectif que l’on soutiendrait volontiers si, dans les faits, cette proposition de loi n’était pas, au mieux inutile, au pire dangereuse pour l’équilibre de l’enfant.

Inutile car lorsque les deux parents qui se séparent parviennent à se mettre d’accord, et c’est le cas dans 80% des séparations, toutes les situations évoquées par le texte finissent par se résoudre naturellement et le texte n’apporte aucune avancée.

Europe : l’identité introuvable ?

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Dans la presse

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TRIBUNE d’Anne Lorne, responsable de Sens Commun Rhône-Alpes

«Les racines de l’Europe autant musulmanes que chrétiennes» affirmait de manière provocatrice le Président Jacques Chirac, en mai 2003, pour justifier son refus d’inscrire toute référence au christianisme dans la constitution européenne.

De fait, si l’on considère l’identité comme l’addition arithmétique des influences qui se sont succédé sur le continent européen au fil des siècles, l’Europe serait tout aussi bien chrétienne que musulmane, du moins en Espagne et dans les Balkans, longtemps dominés par une présence musulmane. Doit-on pour autant effectuer un calcul par pourcentage d’influence sur une échelle de temps donnée? Ce serait nier la notion même d’identité.

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S’engager dans la durée

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Accueil, Actualités

Carte d'adherent Sens Commun

C’est officiel : le mouvement social qui a touché la France au printemps 2013 n’est pas mort ! Plus de 700 personnes sont venues assister à la réunion publique de Sens Commun le 29 avril dernier. Toutes ont le même objectif : reconstruire la droite pour reconstruire la France.

Il y a un an, nous avons réagi et tracté, manifesté, veillé… Mais nous ne nous étions pas préparés à empêcher une réforme en marche depuis des années. S’il est une leçon à tirer de cette expérience, c’est que l’engagement politique se construit dans la durée et que nous devons tous rester mobilisés.

La volonté de réussir l’impossible

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Dans la presse

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Le mouvement «Sens commun», fondé par des jeunes venus de La Manif pour tous, s’est réuni en meeting mardi au siège de l’UMP qui n’avait pas connu telle affluence depuis longtemps. Parallèlement, leur manifeste, leur «profession de foi» intitulée «La droite que nous voulons» est publiée sur un site web dédié.

Une profession de foi profonde, née de toute évidence des échanges d’idées tous azimuts et des rencontres de groupes de réflexion qu’a permis La Manif pour tous, mais dépassant le seul enjeu du mariage gay. Parce que les « sujets sociétaux » ne sauraient suffire à faire un projet politique.

La réunion publique du 29 avril dans le Figaro

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Dans la presse

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Vont-ils parvenir à insuffler un peu de leur «sens commun» à l’UMP? Fondé en décembre par d’anciennes figures de la Manif pour tous, le mouvement Sens commun, associé à l’UMP, devait dévoiler, mardi soir, son premier manifeste, «La droite que nous voulons». «Il y eut le temps de la mobilisation de rue, qui n’a pas suffi, malgré son ampleur, à infléchir les processus législatifs, rappellent ces jeunes gens issus de la société civile. Il doit donc désormais y avoir le temps de l’engagement sur le terrain politique: nous devons être au cœur de l’action publique et contribuer au débat national.»

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Sens Commun lance son manifeste : La Droite Que Nous Voulons

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Accueil

Lancement manifeste la droite que nous voulons

Après une consultation sur le site internet www.ladroitequenousvoulons.fr et les réseaux sociaux, et plusieurs centaines de contributions, Sens Commun a l’honneur de vous présenter son manifeste. Une “ligne de conduite” pour la droite dévoilée le 29 avril au siège de l’UMP, lors d’un grand meeting qui a rassemblé plus de 700 participants et plusieurs personnalités politiques, parmi lesquelles Philippe Gosselin, député de la Manche, Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, et François-Xavier Bellamy, maire-adjoint de Versailles.

Ce manifeste est aussi une pétition, que vous êtes invités à signer dès maintenant, et un socle programmatique appelé à évoluer et à se développer avec votre concours. Découvrez-le !

Discours sur l’Europe de Madeleine Bazin de Jessey du 29 avril 2014

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés

Chers amis,

Ne vous endormez pas encore, on a gardé le meilleur pour la fin ! En tout cas, c’est ce que m’ont dit mes collègues de Sens Commun en me donnant le thème de mon discours : « Allez Madeleine, tu nous enflammes les foules en leur parlant d’Europe !» C’est bien connu, Bruxelles, ses normes, ses résolutions, ses directives, ses livrets blancs ou verts, ça vous magnétise un auditoire en un claquement de doigts. Claude Imbert l’a très bien résumé : “Quand j’entends parler d’Europe, je sors mon oreiller”.

L’UMP a publié ces derniers jours un ensemble de propositions sur l’Europe, consultables sur le site. Je vous invite à y faire un tour. Je ne peux pas citer tous les points, mais parmi ceux-ci, trois, en particulier, méritent d’être soulignés :

– « De même que nous refusons de sacrifier la Nation sur l’autel d’une utopie fédéraliste, personne ne pense que la France doit rester isolée. Pour nous, la construction européenne n’est pas une fin en soi, elle trouve sa légitimité dans son efficacité au service des Français. »

– « une Europe qui assume son identité, qui stoppe l’élargissement sans fin et qui refuse l’entrée de la Turquie. »

– « Une Europe plus efficace, qui lutte contre la bureaucratie, qui cesse de s’occuper de ce qui ne la concerne pas, qui n’intervient pas dans les politiques familiales et les questions de société. » 

Mais malgré toutes les bonnes propositions que contient ce rapport, j’ai été frappée de l’absence d’une notion pourtant clé. Je n’ai pas trouvé écrit dans ce rapport le mot « démocratie ». Pardon, si, je l’ai trouvé une seule fois, dans la phrase suivante : l’Europe doit avoir l’« ambition de présenter ses valeurs et ses principes comme modèle de respect de l’homme et de la démocratie. »

L’Europe, modèle de respect de la démocratie. Bel idéal. Mais peut-on encore parler de modèle démocratique lorsque les députés qui nous représentent en Europe n’ont pas l’initiative des lois ? Peut-on parler de modèle démocratique lorsque les grandes directions européennes sont prises par une autorité non élue, la Commission européenne ?

En 1952, visionnaire, de Gaulle soulignait déjà certaines dérives antidémocratiques en Europe, et écrivait :

« On ne fera pas l’Europe si on ne la fait pas avec les peuples et en les associant. Or, la voie que l’on suit est complètement différente. On s’enferme dans des comités. On élabore des techniques. ( …) On se réunit dans des conseils entre augures intéressés. Mais les peuples n’y sont pas. »

Ayons, à l’UMP, le courage et la lucidité de le reconnaître ouvertement : l’Europe aujourd’hui souffre d’un déficit de démocratie.

Alors, certains hurleront au populisme. C’est la dernière insulte à la mode, aujourd’hui, lorsqu’on ose faire une critique contre l’Europe. Lorsqu’on ose fonder son analyse sur les faits, avec pragmatisme et honnêteté. On nous accusera de vouloir séduire un électorat. Mais nous ne sommes pas là pour satisfaire un électorat. Nous sommes là pour dire ce qui est. Si être réaliste c’est être populiste, si affirmer avec de Gaulle et d’autres qu’on ne fera pas l’Europe sans les peuples et sans les y associer, alors oui, nous sommes populistes.

En réalité, chers amis, le véritable populisme serait de renoncer à l’Europe. Or renoncer à l’Europe, c’est céder à la solution de facilité et faire table rase du passé. A-t-on le droit par égo-centrisme, par frilosité, par défaitisme, de fermer les yeux sur ce miracle européen qui après 10 ans de conflits cumulés a fait naître un projet et une fraternité commune en Europe ? A-t-on le droit de sacrifier ce qui nous a été légué de bon ?

Chers amis, nous l’affirmons : nous sommes favorables à la construction européenne, parce que nous la savons nécessaire. A condition que cette construction soit fondée sur un vrai modèle démocratique.

Aimer l’Europe, sauver l’Europe, construire l’Europe, c’est proclamer haut et fort que l’Europe a été faite pour les peuples, et qu’elle ne se fera pas sans eux. La véritable ambition pour l’Europe aujourd’hui ne consiste pas à en élargir sans cesse les frontières, ou à en accroître les zones d’influence. Non, la véritable ambition pour l’Europe est d’abord et avant-tout politique. Rassembler à nouveau les peuples, REfaire de l’UE une source d’union et non plus de discorde.

Philippe Séguin, lors de son célèbre discours contre le traité de Maastricht, expliquait ainsi :

« Le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun autre peuple, ni aucune autre réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés encore moins démocratiquement qu’auparavant qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, s’en trouvent aggravé ».

Pour autant, inutile de sombrer dans le pessimisme, car rien n’est irréversible. Les textes fondateurs sont là : un retour vers ces textes nous permettrait de revenir à une Europe citoyenne. Prenons, par exemple, près de nous, la déclaration n°18 annexée au traité de Lisbonne (2007) : cette déclaration rappelle que les États peuvent décider de réviser les traités « y compris en vue de réduire les compétences de l’Union ». Les Britanniques sont demandeurs. Il est temps de les appuyer, au lieu de les taxer systématiquement de splendide isolement.

Il est temps, aussi, de viser à la simplification massive de nos institutions européennes, pour que les citoyens ne se retrouvent plus face à des textes abscons, et à un fonctionnement bureaucratique obscur. On ne peut aimer et posséder que ce que l’on comprend.

Cette simplification des institutions passe également par le renforcement du pouvoir du Parlement et du Conseil des ministres, seules source de légitimité démocratique.

« Mais si l’on renforce le parlement européen, diront certains, on affaiblira encore plus les parlements nationaux. Plus le parlement européen est faible, plus les parlements nationaux sont forts. » Non : les pouvoirs que l’on rendrait au parlement européen, on ne les enlèverait pas aux parlements nationaux, on les enlèverait à la Commission européenne qui n’a jamais représenté personne en Europe. En renforçant le parlement européen, on renforcerait de fait la souveraineté de chaque pays à l’intérieur de l’Europe.

A la suite de Mendès, nous l’affirmons : « On parle maintenant souvent de choix. J’ai fait le mien. Je choisis l’Europe, mais je veux les conditions de son succès qui sont aussi les conditions du renouveau de la France ! »

La droite que nous voulons se bat pour une Europe vraiment démocratique

Elle ne permet pas l’adoption de textes que les électeurs rejettent massivement

Elle n’oublie pas d’où vient la légitimité des institutions européennes

Elle restructure l’Union Européenne pour redonner sa place centrale au citoyen