Roch Brancour, pour des villes à taille humaine dans les Pays de la Loire

Ecrit par Sens Commun sur . Publié dans Articles non categorisés, NOS ELUS

43 ans, marié et père de 6 enfants, cadre dans une société de distribution B2B

Adjoint au maire d’Angers en charge de l’urbanisme, vice-président de la région Pays de la Loire en charge du transport ferroviaire et président de l’office HLM d’Angers.

A quand remonte votre engagement politique ?

J’ai adhéré au RPR de Philippe Seguin à l’âge de 22 ans, en 1995. J’ai ensuite milité à l’UMP et puis aux Républicains. En 2008 puis en 2014 j’ai fait partie d’une liste d’alternance pour les élections municipales menée par Christophe Béchu, qui m’a confié la délégation de l’urbanisme lorsque nous avons remporté la victoire en mars 2014. J’ai ensuite été élu en décembre 2015 sur la liste conduite par Bruno Retailleau aux élections régionales.

Exercer un mandat est à la fois stimulant et exigeant. Stimulant car il faut prendre part aux décisions qui relèvent d’un exécutif territorial dans des domaines très variés qui ont des conséquences concrètes pour nos concitoyens. Exigeant car cela suppose une grande attention aux personnes ainsi que la nécessité de concilier les intérêts individuels et le bien commun.   J’ai la chance de pouvoir m’appuyer pour cela sur des fonctionnaires aux qualités professionnelles remarquables.

Pourquoi avoir rejoint Sens Commun ?

J’ai rejoint Sens Commun fin 2014 pour deux raisons. J’ai d’abord trouvé dans son manifeste fondateur (« La droite que nous voulons ») une grande cohérence avec mes convictions politiques. Je voulais aussi appuyer le développement de cette initiative politique au sein des Républicains. Sens Commun, contrairement aux caricatures qui en sont faites, incarne une ligne politique qu’attendent un grand nombre de français : conservatrice et modérée, attachée aux libertés et aux plus fragiles. Il faut lui redonner une visibilité et encourager ce grand parti de droite et du centre qu’est Les Républicains à l’assumer davantage. Si certains y voient de la radicalité, c’est le reflet déformant de la tiédeur qui a caractérisé notre famille politique. Mais cette tiédeur a peut-être à voir avec la démagogie. Or Péguy nous alertait déjà « le triomphe des démagogies est passager mais les ruines sont éternelles ».

Pouvez-vous nous donner un exemple de vos actions ?

Depuis 2014 à Angers, je mène avec mes collègues élus une politique de dé-densification en matière d’urbanisme. En effet, la majorité précédente avait une vision assez idéologique de densification immobilière. Nous souhaitons d’abord respecter l’identité d’Angers et de ses habitants. Concrètement, cela me conduit par exemple, à négocier avec les promoteurs pour que leurs projets soient à taille humaine, à introduire de la mixité, et à éviter ainsi que les familles ne quittent la ville centre pour sa périphérie.

Pourquoi s’engager en politique et quels sont les principales difficultés que vous voyez ?

La classe politique est le reflet du fonctionnement du corps social. S’engager en politique, c’est se confronter au réel pour l’améliorer.

C’est à l’échelle municipale que l’on peut d’abord agir de manière tangible, autour de nombreuses problématiques. La commune est la « République du quotidien » ! On y trouve cette dimension concrète de l’action politique avec à la fois la noblesse et l’aridité qui s’y attachent. C’est aussi un engagement collectif, au sein d’une équipe composée de personnalités et de sensibilités diverses : il faut écouter et convaincre. Se laisser convaincre aussi. Une formidable aventure humaine !

Quant aux difficultés, être élu nécessite de concilier sa vie professionnelle, son engagement d’élu et sa vie personnelle et familiale. C’est quelque chose de compliqué car l’exercice d’un mandat demande beaucoup de temps. De plus, le statut de l’élu ne facilite pas cet équilibre. Un exemple parmi d’autres : peu de personnes savent que les élus ne cotisent pas à l’assurance chômage sur leurs indemnités. 

Comment un adhérent peut-il aider ses élus ?

Il y a de nombreuses façons de soutenir les élus, quel que soit le temps disponible : lors des campagnes électorales mais aussi tout au long d’une mandature en rejoignant les associations qui soutiennent les équipes une fois élues.

Les adhérents peuvent aussi être des vigies du quotidien et alerter les élus sur de nombreux problèmes que ces derniers ne voient pas toujours émerger.

Enfin, soutenir les élus c’est aussi les encourager et encourager leurs familles qui voient souvent moins leur mère ou leur père engagés dans un mandat.