Seuil d’alerte

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La démission du gouvernement est la conséquence logique d’une situation de plus en plus intenable. Depuis deux ans, sous la présidence de François Hollande, la situation politique, économique et sociale de la France s’aggrave régulièrement : nous atteignons un seuil d’alerte sans précédent.

Ne sachant comment agir sur le terrain économique, le président a commencé par intervenir sur le terrain sociétal, pensant unifier son camp « du progrès » alors qu’il divisait durablement le pays. Cependant que les mensonges de Jerôme Cahuzac et de Christiane Taubira écornaient l’exemplarité de la parole gouvernementale. La dégradation des indicateurs économiques et la faillite électorale socialiste en 2014 ont fini par contraindre le président à agir pour l’entreprise et l’emploi. Mais le pacte de responsabilité, destiné à gagner quelques mois et à rassurer les forces économiques de notre pays, s’est révélé n’être qu’une opération de communication et s’achève aujourd’hui sur une déroute. La politique de réduction des dépenses publiques de notre pays reste actuellement l’urgence absolue. Mais comment pourrait-elle être menée lorsque la majorité socialiste elle-même ne semble pas convaincue par son utilité et fait acte de rébellion ?

Panne de croissance : les Français attendent la vérité et les actes

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L’Insee a indiqué ce matin que la croissance économique était resté nulle en France au 2e trimestre 2014 (+0,0% après +0,0% au 1er trimestre). L’investissement des entreprises continue de reculer (-0,8% après -0,7%). Le commerce extérieur pèse sur la croissance (-0,1% après 0,0%). La « reprise économique » n’existe nulle part. Les entreprises n’ont pas confiance dans l’avenir et notre compétitivité continue de faiblir.

Le gouvernement n’a donc pas dit la vérité aux Français sur la croissance – comme il n’avait déjà pas dit la vérité sur le chômage (qui continue d’augmenter), sur les déficits (dont les objectifs ne sont pas tenus) et sur le pacte de responsabilité (qui vient d’être partiellement censuré par le Conseil constitutionnel).

CSA, le discrédit

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Que l’«autorité administrative indépendante» qu’est le CSA ait toujours « copiné » avec la majorité en place, l’affaire n’est pas neuve. D’aucuns ont hurlé au scandale politique lorsque, le 30 juillet, le CSA a refusé l’entrée de LCI sur la TNT: le Conseil ne faisait finalement que remplir son rôle de régulateur économique. Il y avait toutefois eu préalablement deux autres épisodes estivaux, moins médiatisés, et pourtant bien plus inquiétants.

Le 11 juillet, le CSA publie trois études « sur les stéréotypes féminins pouvant être véhiculés » dans les émissions de divertissement, dessins animés et séries télé – les femmes y seraient trop belles, douces et maternantes, trop associées à des métiers féminins… et trop fidèles. À l’origine de cette étude, on retrouve le projet de loi pour l’égalité hommes-femmes, qui confie au CSA « la mission de lutter contre les stéréotypes sexistes ». Le CSA s’empresse néanmoins de rassurer les réalisateurs :«Il ne s’agit en aucun cas(…) de limiter la liberté de creation des auteurs.» Avant d’être contredit par les propos du véritable metteur en scène de l’histoire, Mme Vallaud- Belkacem : « Il s’agira de donner au CSA des compétences pour contrôler que ce qui est diffusé ne représente pas une atteinte à l’image des femmes. Certaines contraintes peuvent être intégrées dans le cahier des charges au moment de la commande d’une fiction par exemple ».

Irak : la France doit prendre ses responsabilités

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Les 18 et 19 juillet, la ville irakienne de Mossoul a été le théâtre d’un insupportable nettoyage religieux : chrétiens, yézidis et shabaks ont été placés devant un faux choix : 1) se convertir, 2) payer l’impôt et porter les armes avec l’EI 3) partir sans rien emmener 4) ou bien mourir. Tous n’ont donc eu d’autre option que de s’exiler.

Face au sort de ces milliers de familles jetées sur la route, l’indifférence du gouvernement français et de la diplomatie européenne est saisissante. Le Secrétaire Général de l’ONU vient pourtant lui-même de qualifier ces persécutions de « crime contre l’humanité ».

Où est la France, garante du Droit international et des Droits de l’Homme, qui élevait courageusement la voix en 2003, au moment de l’intervention américaine en Irak, pour dénoncer un usage de la force injustifié ? Où est la France protectrice historique des chrétiens et des minorités du Proche-Orient ?

Nous appelons le gouvernement français à agir immédiatement et à demander une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU pour obtenir :

  1. un plan d’aide humanitaire d’urgence pour les 1,2 millions de réfugiés en Irak ;
  2. la mise en œuvre de sanctions contre l’EI et les acteurs soupçonnés de l’avoir financé et armé ;
  3. l’intervention d’une force de soutien de l’ONU en faveur :
  • des forces armées de la Région autonome du Kurdistan irakien qui ont protégé la minorité Yézidi dans la région du Sinjar et les chrétiens à Qaraqosh ;
  • de la réorganisation de l’armée régulière irakienne, afin de lui apporter un soutien technique.

Nous ne pouvons rester sourds face à l’appel au secours des chrétiens et des minorités d’Irak. Il en va de notre responsabilité de nation.

Toute crise est une opportunité

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Nous assistons avec gravité à la crise qui se déroule actuellement à l’UMP. Celle-ci confirme la nécessité de notre appel à reconstruire la droite et nous renforce dans notre détermination. 

Lors de la fondation de Sens Commun, nous avons décidé de nous engager à l’UMP pour pousser à son renouvellement. Plus que jamais, cette volonté nous anime. Si nous choisissons aujourd’hui d’y rester, ce n’est ni par aveuglement ni par naïveté, mais parce que nous pensons que c’est précisément quand il y a crise que l’engagement prend tout son sens. Un système à bout de souffle est un système à reconstruire, l’occasion de proposer à nos concitoyens un autre projet pour la droite. Nous sommes convaincus que l’UMP peut être refondée, avec l’aide de ses militants.

Reconstruisons la droite

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L’absence de convictions clairement exprimées nous mène et continuera à nous mener dans une impasse. La victoire du Front national ce soir est avant tout la défaite d’une classe politique incapable de répondre aux aspirations réelles des Français. Les Français ne sont pas contre l’Europe mais contre cette Europe qui, au lieu de les protéger, les étouffe. Ils exigent d’être écoutés.

Faute d’avoir su le faire suffisamment, faute d’avoir su porter une vision nouvelle de l’Europe, faute d’avoir su présenter à ces élections des personnes incarnant cette vision, l’UMP n’a pas profité du boulevard que lui offrait pourtant la gauche. Elle n’a pas profité de cette nouvelle génération de militants qui n’attend qu’une chose pour s’engager massivement : être écoutée. Plusieurs voix se sont exprimées durant la campagne pour tenter de proposer une autre voie pour l’Europe, une voie réaliste et innovante : en les ignorant, notre famille politique a ignoré ce qui correspondait aux souhaits de la majorité de ses adhérents.

L’Europe que nous voulons

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Figaro Vox

TRIBUNE de Sebastien Pilard, chef d’entreprise, président de Sens Commun et Paul Bazin, conseiller municipal au Perreux-sur-Marne pour le FigaroVox

Nous voulons l’Europe, sans hésiter. Non pas par attachement dévot à l’héritage de ses pères fondateurs, car ceux qui les ont suivis n’ont pas su nous faire aimer l’Europe, faute de nous en donner le sens : on ne peut aimer ce que l’on ne comprend pas. Non pas par réflexe partisan, répétant aveuglément la profession de foi régulièrement reprise par notre famille politique. Pas non plus parce que « l’Europe c’est la paix » : ce refrain lancinant, dont il faut espérer qu’il reste vrai, ne dit plus rien aux trois générations nées après 1945. Pas même parce que nous avons grandi dans une Europe où l’on va de Paris à Berlin, à Rome ou à Madrid comme l’on allait autrefois à Lyon ou à Nantes.

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Autorité parentale : l’intérêt des enfants à nouveau sacrifié

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L’Assemblée nationale est en passe d’adopter en première lecture une proposition de loi du groupe socialiste « relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant ». Ce texte se fixe pour ambition de « garantir l’intérêt de l’enfant dans les situations du quotidien », en maintenant notamment le lien avec ses deux parents en cas de divorce ou de séparation. Noble objectif que l’on soutiendrait volontiers si, dans les faits, cette proposition de loi n’était pas, au mieux inutile, au pire dangereuse pour l’équilibre de l’enfant.

Inutile car lorsque les deux parents qui se séparent parviennent à se mettre d’accord, et c’est le cas dans 80% des séparations, toutes les situations évoquées par le texte finissent par se résoudre naturellement et le texte n’apporte aucune avancée.