Citations et Verbatims…

inspirations

« Le politicien se préoccupe de la prochaine élection ; l’homme d’Etat s’intéresse à la prochaine génération. »

John Rawls

« Résistez. Résistez aux séductions moutonnières de la médiocrité, à l’ignominie des retournements intéressés, aux murmures de la lâcheté qui ne recule devant l’effort que pour se trouver tout à coup, mais trop tard, acculée à la tragédie. Résistez. Résistez. Gardez par dessus-tout l’amour de la liberté et votre sens critique. Combattez par l’ironie des indignations trop légitimes. Combattez par l’espérance un pessimisme trop justifié. » 

Jean d’Ormesson

 

« Ayez une âme, on en réclame. De mornes jeunes gens aux grimaces de vieux, Se sont, après un temps de veulerie infâme, Aperçus que n’avoir pas d’âme, C’est horriblement ennuyeux.

Balayer cet ennui, ce sera votre tâche, Empanachez-vous donc, ne soyez pas émus Si la blague moderne, avec son rire lâche, Vient vous dire que le Panache A cette heure n’existe plus. » 

Edmond Rostand

 

« Cette folle générosité est celle de la révolte, qui donne sans tarder sa force d’amour et refuse sans délai l’injustice. Son honneur est de ne rien calculer, de tout distribuer à la vie présente et à ses frères vivants. C’est ainsi qu’elle prodigue aux hommes à venir. La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. »

Albert Camus

 

« Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Qui vit vraiment ne peut ne pas être citoyen et parti prenant. L’indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n’est pas vie. C’est pourquoi je hais les indifférents. Ce qui arrive, arrive non pas parce que certains veulent qu’il arrive, mais parce que la majorité abdique sa volonté, laisse faire, laisse se grouper les nœuds qu’ensuite seule l’épée pourra couper, laisse promulguer les lois qu’ensuite seule la révolte fera abroger, laisse aller au pouvoir les hommes qu’ensuite seul un mutinement pourra renverser. »

Antonio Gramsci

 

 

« L’homme du progrès croyait que le bonheur futur lui était dû.  L’homme de la vigilance sait qu’il porte une dette à l’égard du monde. L’attitude de vigilance appelle l’idée d’une dette à combler. Et c’est bien pour cela que notre contemporain qui se targue de ne rien devoir à personne, préfère demeurer le plus longtemps possible dans le monde clos et chaud de l’utopie. L’homme de la vigilance estime qu’il a le monde en garde présent et avenir mêlé. Il répond personnellement de la paix et de la justice future. Il se porte garant de cet avenir quelque aléatoire qu’il paraisse et même si rien ne semble l’annoncer. Il se veut comptable d’une promesse parce que porteur de dettes : on est veilleur que de ce qui vous a été confié.(…) » 

Chantal Delsol