Jean-Baptiste de Scoraille, lutte contre la précarité à Toulouse

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jbdsmaire-et-maires-de-quartier-photo-b-aiach-49-956Au service des plus précaires

Jean-Baptiste de Scorraille, 53 ans, est marié et père de quatre enfants

Quand êtes-vous entré en politique ?

Après la perte de la mairie de Toulouse en 2008, j’ai décidé dès le lendemain de suivre le candidat maire sortant Jean-Luc Moudenc. Nous avons repris la ville aux socialistes en 2014. Plongé sur le « devant de la scène », j’ai pris la responsabilité d’une mairie d’un quartier de 35 000 habitants. Je suis également chargé de la démocratie locale et responsable de la coordination des maires de quartiers (18). Enfin je suis responsable des affaires militaires de la ville de Toulouse et conseiller métropolitain.

Après un an d’action intense sur le terrain, j’ai repris le canton aux Socialistes en mars 2015. Je suis donc aussi conseiller départemental.

Comment vivez-vous ces mandats ?  

Ma grande fierté dans ces mandats est d’avoir instauré des contacts de proximité avec les habitants. Je reçois 20 personnes par semaine et je fais une tournée des commerçants deux fois par mois. Cela me permet de connaître toutes les problématiques et de répondre à chacun de manière franche et honnête. La promesse ne fait pas partie de mon vocabulaire. Comme conseiller délégué de la ville de Toulouse et conseiller départemental de la Haute Garonne, je suis très sensible à la précarité sur mon canton et sur ma mairie de quartier.

Pouvez-vous illustrer cette orientation ?

J’ai eu la chance de voir arriver sur mon secteur l’association Lazare. Depuis 2011 cette association a pour but de développer et animer des appartements partagés. Chaque logement est habité par des personnes qui ont vécu à la rue et des jeunes actifs bénévoles.

Après avoir rencontré les animateurs de cette maison, j’ai participé à la réunion de rentrée. J’ai rencontré un des locataires qui ne travaillait plus depuis de longues années. J’ai transmis son CV de cuisinier à la direction des ressources humaines de la ville de Toulouse. Après quelques mois, un poste de cuisinier s’est libéré aux cuisines centrales de la ville et il a été embauché. Je considère que mon vrai rôle d’élu est de mettre en contact nos concitoyens et d’essayer par nos actions et nos réseaux d’aider les gens dans la difficulté.

Vous avez été au cœur d’une polémique récemment. Qu’en est-il ?

Lors du Conseil Départemental de Haute Garonne, les socialistes se sont crus autorisés à nous faire voter un vœu sur le soutien au délit d’entrave numérique à l’avortement. Outre le fond du texte, je conteste la forme de ce scrutin. Il est inadmissible de se faire prendre en otage sur des problématiques ne relevant pas des prérogatives de notre assemblée. Je me suis donc abstenu, tout comme un autre élu LR, pour montrer l’illégitimité de la question. Le syndicat Sud et le parti socialiste local ont alors entamé une vive polémique, m’accusant de « remettre en cause le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps ». Rien de moins !  Mais faire de la politique autrement, c’est aussi refuser de se laisser entrainer dans des raisonnements biaisés et oser se positionner.

 

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