Comprendre le débat sur l’euthanasie aujourd’hui

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Parce qu’il n’a pas les moyens de faire du « social », le gouvernement socialiste dégaine sa solution habituelle : il fait du sociétal. Après le débat sur la loi Taubira qui a divisé et continue de diviser les Français, place à un nouveau débat sur la question de l’euthanasie.

François Hollande souhaite une loi sur la fin de vie qui, explique-t-il, fasse plus consensus que la loi actuellement en vigueur.  Pour rappel, la loi en question est celle du 22 avril 2005 « relative aux droits des malades et à la fin de vie ». Elle refuse l’euthanasie, sous quelque forme que ce soit, et défend les soins palliatifs. Cette loi a été votée à l’unanimité : comment faire plus consensuelle ?  Le gouvernement lui reproche de ne pas être entièrement satisfaisante. Comment pourrait-elle l’être, alors que les mesures qu’elles préconisent ne sont pas appliquées ? 

Pour une communauté de destin en France

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Les événements tragiques en ce début d’année interpellent l’ensemble des Français sur les actions à apporter pour fédérer à nouveau une communauté nationale profondément divisée. Parmi celles-ci, le service civique semble faire consensus au sein de la classe politique. Déjà, lors de la crise des banlieues en 2005, un appel avait été lancé dans l’hebdomadaire La Vie pour un service civil obligatoire, signé par 400 parlementaires et 10.000 citoyens, mais demeuré lettre morte.

Pour une école de la transmission !

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« L’éducation est le point où se décide si nous aimons assez le monde pour en assumer la responsabilité et, de plus, le sauver de cette ruine qui serait inévitable sans ce renouvellement et cette arrivée de jeunes et de nouveaux venus. C’est également avec l’éducation que nous décidons si nous aimons assez nos enfants pour ne pas les rejeter de notre monde, ni les abandonner à eux-mêmes, ni leur enlever leur chance d’entreprendre quelque chose de neuf, quelque chose que nous n’avions pas prévu, mais les préparer d’avance à la tâche de renouveler le monde commun. »

Ainsi Hannah Arendt conclue-t-elle son essai sur La Crise de l’éducation, publié en 1961 mais plus que jamais d’actualité.

Pôle Etudes & réflexions Note n°1 – Engagement civique

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Le Sens commun n’est pas que le bon sens, c’est aussi le sens de ce que nous avons en commun, la direction vers laquelle nous avançons, le projet collectif que nous portons.

 

L’engagement civique ne va plus de soi.

Son expression historique, le service militaire, a disparu et, avec lui, l’idée de sacrifier sa vie pour son pays. Un pays dont l’histoire, la langue, les institutions sont des attributs contestés, quand ils ne sont pas tournés en dérision par nos « élites ».

L’engagement associatif peut certes démentir la vision pessimiste d’une société française minée par des comportements égoïstes, hédonistes ou consuméristes. Cependant, la multiplicité des associations trahit le champ limité, voire local, de leurs objectifs et des engagements requis. Les causes innombrables défendues par les associations font certes le « bruit » des réseaux sociaux ; elles ne s’inscrivent en aucun cas dans un projet commun, dans une communauté de destin.

Pour promouvoir l’engagement civique, mais aussi lui redonner son sens et sa portée, afin de refonder une communauté de destin, Sens commun avance 3 propositions : 

• Proposition n°1 – Promouvoir l’engagement dès le plus jeune âge

L’école doit être la matrice de l’engagement civique. L’apprentissage de l’engagement devra, lors de la classe de Seconde, se concrétiser à travers un service au cours de l’année, choisi personnellement par l’élève, correspondant au minimum à une heure par semaine. Ce service pourra recouvrir différents domaines d’action. Il sera encadré par des associations partenaires et intégrera le projet pédagogique du lycée. Il devra se dérouler en dehors des heures de classe, le soir ou le samedi. L’obtention du baccalauréat sera assujettie à la validation de cette expérience par l’organisme d’accueil, ainsi qu’à la présentation que fera l’élève de sa mission à la fin de l’année scolaire.

•Proposition n°2 – Instituer un service civique obligatoire

Nous pensons que l’heure est venue de réactiver le service national sous la forme d’un service civique obligatoire. Sa durée serait de six mois avec une période d’instruction courte de deux à trois semaines. Six mois suffisent pour un investissement significatif et ne sont pas critiquables au regard du droit du travail. Les domaines sont nombreux et reprennent notamment ce qui se faisait au sein des différents protocoles lors du service militaire et ce qui se fait aujourd’hui au sein de l’Agence du Service Civique mise en place en 2010 : aide à la personne, action dans les quartiers défavorisés, environnement, protection civile, participation au sein d’associations, tutorat de jeunes, service « deuxième chance » pour les personnes en grande difficulté… Ainsi ce sont 200 000 jeunes en moyenne qui devraient être pris en charge tous les 4 mois dans les différents organismes d’accueil. 

•Proposition n°3 – Promouvoir de nouvelles formes d’engagement

L’impôt :  Rendre également obligatoire pour tous l’impôt sur le revenu, même sous une forme symbolique, afin de matérialiser l’appartenance de chacun à la vie citoyenne et aux obligations qui lui sont liées. Ce n’est pas l’Etat qui prélève sa dîme, c’est le citoyen qui matérialise sa participation à un projet commun d’amélioration de la société. C’est également un principe d’exemplarité que les parents auront vis-à-vis de leurs enfants qui devront réaliser leur service national. Enfin il justifie en un sens le droit de vote et doit donc également être exigé des Français vivant à l’étranger.

L’entreprise : Dans un contexte où le ratio entre la population active et la population inactive baisse d’année en année et où le nombre de personnes très âgées s’accroît, il est nécessaire d’intégrer et de valoriser les retraités dans la construction d’un nouveau vivre-ensemble. C’est pourquoi, nous souhaitons que les entreprises, en s’appuyant sur le Plan Senior, développent de véritables dispositifs de retraites progressives notamment à travers des partenariats avec des associations.

Les communes : La réserve communale de sécurité civile, créée en 2004, donne aux collectivités locales la possibilité de créer et d’encourager un engagement civique, afin d’apporter des réponses aux difficultés rencontrées par les populations sinistrées et de favoriser le retour à la vie normale par une action de soutien et d’assistance aux victimes. Aujourd’hui, la réserve communale souffre d’un manque de connaissance du grand public et pourrait voir son rôle étendu géographiquement à d’autres communes et renforcé par le soutien de jeunes en service civique.

 

A vous de jouer !

Ces propositions ne pourront être confrontées au réel qu’en étant concrétisées grâce à vous ! Parmi elles, deux sont immédiatement applicables à l’échelle communale : le service civique des lycéens, et la valorisation de la réserve communale. N’hésitez donc pas à prendre rendez-vous avec votre maire et les membres de son équipe afin de leur en faire part et d’œuvrer à la réalisation concrète de ces propositions !