La trahison du Gouvernement: une double faute

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Travailleurs-detaches-Valls-et-Sapin-au-terminal-methanier-de-Dunkerque_article_mainLe Gouvernement vient récemment d’annoncer sans préavis le report de trois mois des allègements de charges prévues pour les entreprises. Et ce, afin de boucler son budget.

Cette décision unilatérale, symptomatique d’une méconnaissance totale de l’entreprise, est non seulement scandaleuse, mais surtout désastreuse pour l’avenir.

Scandaleuse, car une fois encore les entreprises, et donc les salariés, sont pris en otage par le manque de cap et de vision claire de ce gouvernement, incapable d’engager les réformes nécessaires au pays. L’entreprise ne peut devenir la variable d’ajustement budgétaire d’une politique : nul ne peut bâtir le développement de son établissement sur le long terme si les règles changent toutes les semaines…

Le débat sur le « mariage pour tous » n’est pas clos

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paris-24-mars-2013Beaucoup voudraient nous faire croire qu’il s’agit désormais d’un « acquis », voire d’un « non-sujet ». Deux ans après l’adoption de la « loi Taubira », il est de bon ton de ne plus parler de cet évènement contre lequel s’étaient pourtant mobilisées plusieurs millions de personnes.

Or les chiffres sont là : selon un sondage IFOP, 54 % des Français sont aujourd’hui opposés  au maintien de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Ce chiffre atteint 73% parmi les électeurs des Républicains. N’en déplaise aux tenants de « la société apaisée », les convictions de nos concitoyens sur la famille ne dépendent pas de la mode du moment.

L’enseignement de ce sondage est clair : une majorité de Français souhaite aujourd’hui rouvrir le débat sur l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, et le devoir des hommes politiques est de les entendre.

Méthodes de lecture : la conclusion des lâches

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XVM123fd2ea-5d2f-11e5-977b-7a29322c0e54Roland Goigoux l’avait promis : son étude « Lire et écrire », financée par le ministère de l’Education nationale « couperait court aux affirmations péremptoires des polémistes de tout poil » et « éteindrait la guerre des méthodes ». Voilà que ces nobles ambitions accouchent aujourd’hui, hélas, de conclusions bien couardes. Sans même se pencher sur le fond, la forme de l’étude laisse déjà perplexe… Le ton est rapidement donné : « la recherche que nous conduisons se situe dans un autre paradigme de recherche, complémentaire au premier et qui permet, lui aussi, d’identifier des relations causales. Il s’agit d’un paradigme écologique dans lequel on postule qu’il est possible de comparer le fonctionnement d’une gamme diversifiée de pratiques d’enseignement et « d’apprendre de la variété » ainsi décrite ». Sans commentaire.

Le problème vient par ailleurs

2nd Forum des Etats Généraux à Marseille : « Éducation et recherche »

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bandeau-presentation-Etats-Generaux-de-la-Droite-lyon-culture-identite Pourquoi le thème Éducation et recherche en septembre ? Parce que c’est la rentrée des classes et que la France a besoin d’un grand renouveau dans le domaine éducatif ! Depuis trop longtemps, les rouages de la transmission sont grippés, voire sciemment démantelés. Avec la réforme du collège, nous franchissons une nouvelle étape dans l’idéologie égalitariste du nivellement par le bas, au détriment du mérite et de l’épanouissement de chaque talent. Un pays qui détricote son éducation et qui en brime les initiatives florissantes hypothèque son avenir. C’est pourquoi Sens Commun entend lancer une réflexion sur les pistes d’une renaissance de l’excellence éducative française : le 19 septembre prochain, ne manquez pas votre rentrée !

Zoom sur le projet de réforme du collège

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chaisesSelon un sondage paru récemment, 76 % des professeurs considèrent que la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem va « niveler par le bas le niveau global des collégiens » (Sondage IFOP – SOS Education, publié le mardi 9 juin). Alors qu’ils descendent pour la deuxième fois dans la rue aujourd’hui, Sens Commun revient sur ce projet qui est loin de répondre aux besoins de notre système éducatif.

Les modifications pédagogiques

On a beaucoup parlé des EPI (Enseignements Pratiques Interdisciplinaires). L’idée est de croiser les disciplines et de les contextualiser, afin de réaliser des projets collectifs concrets, par exemple un magazine sur la machine à vapeur, ou bien une maquette d’éolienne. Dans les faits, cela engendre une perte de temps considérable pour les professeurs qui doivent se coordonner, et les résultats sont généralement assez pauvres, voire fumeux. Les EPI avaient déjà été testés à l’époque de Jack Lang, et ont été supprimés ensuite. Il faut souligner qu’ils seront, avec cette réforme, pris sur les horaires disciplinaires, ce qui laissera moins de temps aux professeurs pour transmettre les fondamentaux.

Participez à la consultation sur la fin de vie‏

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Chers amis,

Vous le savez peut-être : l’Assemblée Nationale a ouvert hier sur son site une grande consultation citoyenne sur une proposition de loi sur la fin de vie, présentée MM. Alain Claeys et Jean Leonetti.

Je tenais à vous écrire pour vous demander d’y prendre part : derrière l’intention louable de permettre aux personnes de bénéficier d’une mort apaisée, cette proposition de loi cherche à légaliser, de façon masquée, l’euthanasie.

Pour une communauté de destin en France

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Les événements tragiques en ce début d’année interpellent l’ensemble des Français sur les actions à apporter pour fédérer à nouveau une communauté nationale profondément divisée. Parmi celles-ci, le service civique semble faire consensus au sein de la classe politique. Déjà, lors de la crise des banlieues en 2005, un appel avait été lancé dans l’hebdomadaire La Vie pour un service civil obligatoire, signé par 400 parlementaires et 10.000 citoyens, mais demeuré lettre morte.

Discours sur l’Europe de Madeleine Bazin de Jessey du 29 avril 2014

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Chers amis,

Ne vous endormez pas encore, on a gardé le meilleur pour la fin ! En tout cas, c’est ce que m’ont dit mes collègues de Sens Commun en me donnant le thème de mon discours : « Allez Madeleine, tu nous enflammes les foules en leur parlant d’Europe !» C’est bien connu, Bruxelles, ses normes, ses résolutions, ses directives, ses livrets blancs ou verts, ça vous magnétise un auditoire en un claquement de doigts. Claude Imbert l’a très bien résumé : « Quand j’entends parler d’Europe, je sors mon oreiller ».

L’UMP a publié ces derniers jours un ensemble de propositions sur l’Europe, consultables sur le site. Je vous invite à y faire un tour. Je ne peux pas citer tous les points, mais parmi ceux-ci, trois, en particulier, méritent d’être soulignés :

– « De même que nous refusons de sacrifier la Nation sur l’autel d’une utopie fédéraliste, personne ne pense que la France doit rester isolée. Pour nous, la construction européenne n’est pas une fin en soi, elle trouve sa légitimité dans son efficacité au service des Français. »

– « une Europe qui assume son identité, qui stoppe l’élargissement sans fin et qui refuse l’entrée de la Turquie. »

– « Une Europe plus efficace, qui lutte contre la bureaucratie, qui cesse de s’occuper de ce qui ne la concerne pas, qui n’intervient pas dans les politiques familiales et les questions de société. » 

Mais malgré toutes les bonnes propositions que contient ce rapport, j’ai été frappée de l’absence d’une notion pourtant clé. Je n’ai pas trouvé écrit dans ce rapport le mot « démocratie ». Pardon, si, je l’ai trouvé une seule fois, dans la phrase suivante : l’Europe doit avoir l’« ambition de présenter ses valeurs et ses principes comme modèle de respect de l’homme et de la démocratie. »

L’Europe, modèle de respect de la démocratie. Bel idéal. Mais peut-on encore parler de modèle démocratique lorsque les députés qui nous représentent en Europe n’ont pas l’initiative des lois ? Peut-on parler de modèle démocratique lorsque les grandes directions européennes sont prises par une autorité non élue, la Commission européenne ?

En 1952, visionnaire, de Gaulle soulignait déjà certaines dérives antidémocratiques en Europe, et écrivait :

« On ne fera pas l’Europe si on ne la fait pas avec les peuples et en les associant. Or, la voie que l’on suit est complètement différente. On s’enferme dans des comités. On élabore des techniques. ( …) On se réunit dans des conseils entre augures intéressés. Mais les peuples n’y sont pas. »

Ayons, à l’UMP, le courage et la lucidité de le reconnaître ouvertement : l’Europe aujourd’hui souffre d’un déficit de démocratie.

Alors, certains hurleront au populisme. C’est la dernière insulte à la mode, aujourd’hui, lorsqu’on ose faire une critique contre l’Europe. Lorsqu’on ose fonder son analyse sur les faits, avec pragmatisme et honnêteté. On nous accusera de vouloir séduire un électorat. Mais nous ne sommes pas là pour satisfaire un électorat. Nous sommes là pour dire ce qui est. Si être réaliste c’est être populiste, si affirmer avec de Gaulle et d’autres qu’on ne fera pas l’Europe sans les peuples et sans les y associer, alors oui, nous sommes populistes.

En réalité, chers amis, le véritable populisme serait de renoncer à l’Europe. Or renoncer à l’Europe, c’est céder à la solution de facilité et faire table rase du passé. A-t-on le droit par égo-centrisme, par frilosité, par défaitisme, de fermer les yeux sur ce miracle européen qui après 10 ans de conflits cumulés a fait naître un projet et une fraternité commune en Europe ? A-t-on le droit de sacrifier ce qui nous a été légué de bon ?

Chers amis, nous l’affirmons : nous sommes favorables à la construction européenne, parce que nous la savons nécessaire. A condition que cette construction soit fondée sur un vrai modèle démocratique.

Aimer l’Europe, sauver l’Europe, construire l’Europe, c’est proclamer haut et fort que l’Europe a été faite pour les peuples, et qu’elle ne se fera pas sans eux. La véritable ambition pour l’Europe aujourd’hui ne consiste pas à en élargir sans cesse les frontières, ou à en accroître les zones d’influence. Non, la véritable ambition pour l’Europe est d’abord et avant-tout politique. Rassembler à nouveau les peuples, REfaire de l’UE une source d’union et non plus de discorde.

Philippe Séguin, lors de son célèbre discours contre le traité de Maastricht, expliquait ainsi :

« Le pouvoir qu’on enlève au peuple, aucun autre peuple, ni aucune autre réunion de peuples n’en hérite. Ce sont des technocrates désignés et contrôlés encore moins démocratiquement qu’auparavant qui en bénéficient et le déficit démocratique, tare originelle de la construction européenne, s’en trouvent aggravé ».

Pour autant, inutile de sombrer dans le pessimisme, car rien n’est irréversible. Les textes fondateurs sont là : un retour vers ces textes nous permettrait de revenir à une Europe citoyenne. Prenons, par exemple, près de nous, la déclaration n°18 annexée au traité de Lisbonne (2007) : cette déclaration rappelle que les États peuvent décider de réviser les traités « y compris en vue de réduire les compétences de l’Union ». Les Britanniques sont demandeurs. Il est temps de les appuyer, au lieu de les taxer systématiquement de splendide isolement.

Il est temps, aussi, de viser à la simplification massive de nos institutions européennes, pour que les citoyens ne se retrouvent plus face à des textes abscons, et à un fonctionnement bureaucratique obscur. On ne peut aimer et posséder que ce que l’on comprend.

Cette simplification des institutions passe également par le renforcement du pouvoir du Parlement et du Conseil des ministres, seules source de légitimité démocratique.

« Mais si l’on renforce le parlement européen, diront certains, on affaiblira encore plus les parlements nationaux. Plus le parlement européen est faible, plus les parlements nationaux sont forts. » Non : les pouvoirs que l’on rendrait au parlement européen, on ne les enlèverait pas aux parlements nationaux, on les enlèverait à la Commission européenne qui n’a jamais représenté personne en Europe. En renforçant le parlement européen, on renforcerait de fait la souveraineté de chaque pays à l’intérieur de l’Europe.

A la suite de Mendès, nous l’affirmons : « On parle maintenant souvent de choix. J’ai fait le mien. Je choisis l’Europe, mais je veux les conditions de son succès qui sont aussi les conditions du renouveau de la France ! »

La droite que nous voulons se bat pour une Europe vraiment démocratique

Elle ne permet pas l’adoption de textes que les électeurs rejettent massivement

Elle n’oublie pas d’où vient la légitimité des institutions européennes

Elle restructure l’Union Européenne pour redonner sa place centrale au citoyen