Le mot du Président

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Chers amis,

La pause estivale se profile et sera salutaire même si l’accélération à laquelle nous sommes confrontés depuis de longs mois ne faiblit pas. La République en Marche semble tout bousculer sur son passage : les partis, les discours, les lignes de partage et les certitudes. La droite aujourd’hui ne possède ni la volonté, ni les ressources ni les idées pour penser la dynamique macronienne, anticiper son véritable objectif et s’opposer à ses conséquences les plus funestes. Ne nous y trompons pas, si ce gouvernement peut ponctuellement adopter des mesures de « bonne gestion » inscrites sur le court terme, les signaux envoyés vis à vis de principes fondamentaux comme la famille, l’Etat-Nation, l’enracinement dans une histoire et une culture communes se révèlent préoccupants.

Cette période, à la fois troublante et passionnante, valide l’intuition de Sens Commun : plus que jamais, il importe de réconcilier la politique avec le réel, de donner du sens à la droite et plus largement d’œuvrer à la « reconstruction » de notre pays. Des échéances très importantes se profilent et nous devrons peser sur elles au cours des prochains mois. Toutefois il nous paraît essentiel de ne pas se précipiter dans une direction ou dans une autre, portés par l’émotion d’une défaite ou absorbés par l’urgence d’un contexte. La période qui s’ouvre, aussi incertaine qu’elle soit, constitue une magnifique opportunité de clarifier des idées essentielles à la vitalité de la droite. En dépit de ceux qui s’attachent à diaboliser Sens Commun pour nous réduire au silence, il ne s’agit ni de se radicaliser, ni de s’isoler mais de définir les valeurs que la Droite doit avoir le courage d’assumer, d’approfondir, puis de décliner avec efficacité dans le quotidien de la cité. Nous sommes à droite car nous pensons que l’homme est à la fois « libre et responsable ». Nous sommes à droite car cette liberté cruciale mais équilibrée permet de développer un rapport particulier et salutaire à l’économie, à l’Etat, à l’Europe et la communauté internationale. Nous sommes à droite car nous croyons que l’Etat-Nation, la culture et l’éducation demeurent des priorités indispensables à l’essor et l’action de cet homme « libre et responsable » que nous appelons de nos vœux.

Un débat important s’ouvrira donc en septembre et peut permettre à la droite de rompre avec l’affaissement et la dilution. Sens Commun y participera en toute liberté et refusera aussi bien les batailles d’égo que les calculs de boutiquiers. Notre priorité est de permettre l’émergence des valeurs cardinales nécessaires pour reconstruire la France. Nous serons en capacité de peser grâce à votre mobilisation au cours des dernières semaines et à votre engagement qui n’a jamais faibli cette année. Soyez en remerciés.

Nous vous donnons rendez-vous en octobre lors des Journées de la France Silencieuse pour évoquer ces points essentiels et vous souhaitons dans l’intervalle un très bel été, entourés de tous ceux qui vous sont chers.

Bien amicalement,

Christophe Billan
Président de Sens Commun

Transhumanisme ou l’Icare moderne : pourra-t-on un jour voler jusqu’au soleil ?

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Lorsque l’on évoque transhumanisme, on pense immédiatement au cyborg, un homme augmenté par la machine dont la capacité physique dépasse de beaucoup tous les records établis. Ce personnage de science-fiction parait au premier abord une pure création de l’imagination, dont la réalisation demeure bien lointaine.

Editorial – Mars 2017

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Chers amis,

Il nous reste moins d’un mois avant le premier tour des élections présidentielles. Moins d’un mois pour mettre un terme à un quinquennat absurde et destructeur. Moins d’un mois pour démontrer que nous ne sommes pas dupes des enjeux véritables.

La victoire d’Emmanuel Macron ne serait pas un simple aléa mais une véritable catastrophe contre laquelle il importe de se battre avec détermination.

La vacuité de son programme, la collaboration d’une sphère médiatico-politique et les efforts de communication ne parviennent pas à dissimuler les dangers auxquels nous serions confrontés.

  • L’Etat, la Nation et le Peuple français seraient des vestiges sommés de s’effacer devant les rouages d’un marché global toujours plus dérégulé.
  • Notre modèle social continuerait de fabriquer de l’exclusion, de la pauvreté et de l’isolement exposant toujours davantage les plus faibles et les plus démunis.
  • La famille, qui résiste encore aux assauts des idéologies absurdes et notre culture qui redoute les excès inhérents à l’indétermination et à l’illimité, seraient sommées de se diluer dans cette entreprise funeste.

Face à cette perspective, il ne s’agit pas de se plaindre mais de se battre. La victoire de François Fillon est possible et fera obstacle à la poursuite du Hollandisme par d’autres moyens. En attestent les excellents retours des Français après ses deux prestations télévisées lors du grand débat et de « L’émission politique » de la semaine dernière.

Nous devons accompagner et favoriser sur le terrain, comme nous le faisons depuis le début de cette campagne, l’élan suscité par ses prises de position. Nous devons alimenter une caisse de résonance capable de convaincre les « masses de granit » qui composent le peuple de droite. Ce peuple de droite veut être protégé par un Etat fort, centré sur ses missions régaliennes. Il souhaite un redressement qui concilie ouverture au monde et identité de la France. Il redoute les grands flux migratoires incontrôlés, la menace terroriste, le multiculturalisme, le déclassement progressif de la classe moyenne, la déshérence des territoires au profit des grandes métropoles, la dilution dans un ensemble sans contour (Europe technocratique) mais aussi l’aventure FN hors de l’Europe (notamment de la sortie de l’euro). Il craint enfin la poursuite de son déclassement (matraquage fiscal mais aussi le flou concernant la réforme des retraites).

Nous devons répondre à ses craintes et ses aspirations légitimes sur les marchés et les meetings, lors de nos réunions d’appartement, sur les réseaux sociaux et dans nos propres sphères d’influence.

Nous devons le convaincre de ne pas se fourvoyer dans un faux débat : Il s’agit de relever notre pays et non de l’idéaliser. Ne perdons pas de vue l’enjeu véritable de cette élection : une victoire tangible qui posera les premières pierres de la reconstruction. Cela implique, dès le premier tour, une mobilisation massive et pragmatique pour tenir en échec le projet d’Emmanuel Macron.

Une fois encore nous devons convaincre tous nos réseaux, mobiliser notre entourage et rappeler la stratégie de nos adversaires. Plus que jamais nous avons besoin de vous.

Merci à tous

Christophe Billan,

Président de Sens Commun

 

Le programme de François Fillon pour lutter contre le chômage

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L’emploi, la mère de toutes les batailles

Le taux de chômage en France fin 2015 était de 10,1 % contre 4,5 % en Allemagne et 5,6 % au Royaume Uni.

 

Axe 1 : mettre en place un environnement favorable à la création d’emplois par les entreprises

Il faut admettre que ce sont les entreprises qui créent des emplois, et non l’Etat. Quand elles ont un carnet de commandes plein, un taux d’activité élevé, elles se développent et embauchent.

  • Baisser immédiatement de 50 milliards d’euros les charges et impôts sur les entreprises. Cet électrochoc de croissance sera financé par l’augmentation des deux taux supérieurs de la TVA de 2% sans toucher au taux de base s’appliquant aux produits de première nécessité.

Cette mesure permettra un retour de la croissance et donc des embauches.

  • Supprimer l’ISF. La fiscalité du capital est, en France, plus lourde que dans les autres pays et freine le déploiement du capital, qui est pourtant un outil de production au même titre que le travail.
  • Réduire l’Impôt sur le revenu de 30 % à 50% du montant investi dans une PME jusqu’à hauteur de 1 million. Cette mesure permettra de réorienter l’épargne des Français vers l’outil de production.

Deux mesures qui visent à faciliter l’investissement et profiteraient d’abord aux PME et Entreprises de Tailles Intermédiaires.

  • Relever les seuils sociaux de 10 à 50 et de 50 à 100 salariés.
  • Recentrer le code du travail sur les normes sociales fondamentales (environ 150 pages sur 3 400). Le reste doit être négocié au niveau de l’entreprise ou des branches.
  • Introduire le motif de réorganisation de l’entreprise dans les procédures de licenciement collectif pour faciliter l’adaptation des entreprises à leur contexte concurrentiel.

Ces mesures visent à supprimer l’actuelle « peur d’embaucher » qui existe en France aujourd’hui.

 

Axe 2 : faciliter l’accès à l’emploi

Il faut permettre aux jeunes, aux seniors et à toutes les personnes exclues du marché du travail de s’y insérer plus facilement.

  • Donner aux régions et aux branches professionnelles – et non plus aux rectorats – la responsabilité de l’enseignement professionnel pour permettre une meilleure adéquation des formations délivrées aux besoins d’emplois locaux.
  • Permettre aux apprentis de passer plus de temps en entreprise en révisant le socle de leur matière théorique pour à la fois le réduire et l’adapter aux métiers qu’ils apprennent.
  • Permettre aux entreprises qui s’engagent à prendre au moins 4 % d’apprentis de bâtir leur propre programme d’apprentissage.

Ces mesures visent a France ne compte que 400 000 apprentis contre 800 000 au Royaume Uni et 1,5 millions en Allemagne alors que ce dispositif permet une réelle insertion sur le marché du travail des jeunes. Avec ces deux mesures, le niveau allemand pourrait être rattrapé à terme et avoir ainsi un impact significatif sur le chômage des jeunes.

 

 

 

 

La vertu de prudence

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Avant toute chose, il faut de dépoussiérer le concept de « vertu ». Celle-ci n’est pas à ramener à de la pudibonderie ou à un quelconque sens de l’honneur. L’histoire de la philosophie grecque a défini la vertu comme une perfection individuelle, une disposition à agir. Son acquisition est circulaire, dans le sens où plus on la pratique, plus on l’acquiert, et plus on la possède, plus on est à même de l’exercer : c’est pour cela que l’on parle de cercle vertueux.